"A quoi bon rencontrer Zelensky, s'il a abandonné son pays à un contrôle total depuis l'étranger ?", a lancé M. Poutine lors de sa séance annuelle télévisée de questions-réponses avec la population russe. "Les questions clés, vitales pour l'Ukraine, ne sont pas résolues à Kiev mais à Washington. Et dans une certaine mesure à Paris et Berlin", a-t-il poursuivi. Il a précisé toutefois qu'il ne refusait pas de rencontrer M. Zelensky, mais qu'il "fallait savoir de quoi on peut parler". Les deux pays sont à couteaux tirés depuis l'arrivée d'autorités pro-occidentales à Kiev en 2014, suivi par l'annexion de la Crimée par Moscou et une guerre dans l'Est entre l'armée ukrainienne et des séparatistes prorusses, qui a fait 13.000 morts. Fin avril, le dirigeant ukrainien avait proposé à Vladimir Poutine une rencontre dans la zone de conflit, alors qu'une hausse des violences sur le front et des exercices militaires russes près de la frontière ukrainienne avaient suscité de nouvelles tensions. M. Poutine avait rétorqué qu'il acceptait de rencontrer son homologue à Moscou "à tout moment" mais qu'un sommet dans la zone de conflit devait se faire avec les représentants des séparatistes, ce que Kiev refuse. M. Zelensky avait accusé mi-juin le président russe de "retarder" une possible rencontre. Mercredi, Vladimir Poutine a répété qu'il ne considérait pas le peuple ukrainien comme "inamical". "Ce n'est pas le cas, nous formons un tout. Mais les dirigeants (ukrainiens) sont inamicaux, c'est évident", a-t-il affirmé. (Belga)

"A quoi bon rencontrer Zelensky, s'il a abandonné son pays à un contrôle total depuis l'étranger ?", a lancé M. Poutine lors de sa séance annuelle télévisée de questions-réponses avec la population russe. "Les questions clés, vitales pour l'Ukraine, ne sont pas résolues à Kiev mais à Washington. Et dans une certaine mesure à Paris et Berlin", a-t-il poursuivi. Il a précisé toutefois qu'il ne refusait pas de rencontrer M. Zelensky, mais qu'il "fallait savoir de quoi on peut parler". Les deux pays sont à couteaux tirés depuis l'arrivée d'autorités pro-occidentales à Kiev en 2014, suivi par l'annexion de la Crimée par Moscou et une guerre dans l'Est entre l'armée ukrainienne et des séparatistes prorusses, qui a fait 13.000 morts. Fin avril, le dirigeant ukrainien avait proposé à Vladimir Poutine une rencontre dans la zone de conflit, alors qu'une hausse des violences sur le front et des exercices militaires russes près de la frontière ukrainienne avaient suscité de nouvelles tensions. M. Poutine avait rétorqué qu'il acceptait de rencontrer son homologue à Moscou "à tout moment" mais qu'un sommet dans la zone de conflit devait se faire avec les représentants des séparatistes, ce que Kiev refuse. M. Zelensky avait accusé mi-juin le président russe de "retarder" une possible rencontre. Mercredi, Vladimir Poutine a répété qu'il ne considérait pas le peuple ukrainien comme "inamical". "Ce n'est pas le cas, nous formons un tout. Mais les dirigeants (ukrainiens) sont inamicaux, c'est évident", a-t-il affirmé. (Belga)