En Belgique, les termes anglais sont interdits sur les emballages alors qu'ils sont autorisés aux Pays-Bas. Il faut donc des emballages différents par pays, ce qui coûte beaucoup d'argent. Selon le rapport de la Vlerick Business School, une harmonisation des règles pour le commerce de détail entre les pays du Benelux pourrait rapporter 95 000 emplois supplémentaires et 23 milliards d'euros de chiffres d'affaires en plus.

Les différences ne concernent pas seulement les emballages, mais aussi les heures d'ouverture, les conditions de travail, les lois sur les soldes, etc. Interrogé par De Morgen, Gino Van Ossel, coauteur du rapport et professeur de marketing à la Vlerick Business School, souligne l'absurdité de la situation. "Pensez aux sachets que vous recevez dans les magasins. Ils sont interdits en Wallonie et la Flandre est sur le point d'instaurer cette mesure, mais la réglementation flamande ne sera pas identique. Il n'est évidemment pas logique d'adopter une interdiction différente d'une région à l'autre."

D'après le professeur, une harmonisation pourrait faire du Benelux l'un des plus grands acteurs économiques de l'UE. "Les magasins iraient beaucoup plus vite au Benelux ou installeraient leur siège principal ici", déclare le professeur. Il estime qu'une réglementation uniformisée serait également bénéfique pour le consommateur.

Selon lui, l'idéal serait évidemment d'adopter la même réglementation pour toute l'Union européenne, même si cela lui paraît pratiquement impossible. "C'est réaliste au niveau du Benelux. Même si nous n'atteignons qu'un quart des objectifs, cela vaut déjà la peine", conclut-il. (CB)

En Belgique, les termes anglais sont interdits sur les emballages alors qu'ils sont autorisés aux Pays-Bas. Il faut donc des emballages différents par pays, ce qui coûte beaucoup d'argent. Selon le rapport de la Vlerick Business School, une harmonisation des règles pour le commerce de détail entre les pays du Benelux pourrait rapporter 95 000 emplois supplémentaires et 23 milliards d'euros de chiffres d'affaires en plus. Les différences ne concernent pas seulement les emballages, mais aussi les heures d'ouverture, les conditions de travail, les lois sur les soldes, etc. Interrogé par De Morgen, Gino Van Ossel, coauteur du rapport et professeur de marketing à la Vlerick Business School, souligne l'absurdité de la situation. "Pensez aux sachets que vous recevez dans les magasins. Ils sont interdits en Wallonie et la Flandre est sur le point d'instaurer cette mesure, mais la réglementation flamande ne sera pas identique. Il n'est évidemment pas logique d'adopter une interdiction différente d'une région à l'autre."D'après le professeur, une harmonisation pourrait faire du Benelux l'un des plus grands acteurs économiques de l'UE. "Les magasins iraient beaucoup plus vite au Benelux ou installeraient leur siège principal ici", déclare le professeur. Il estime qu'une réglementation uniformisée serait également bénéfique pour le consommateur. Selon lui, l'idéal serait évidemment d'adopter la même réglementation pour toute l'Union européenne, même si cela lui paraît pratiquement impossible. "C'est réaliste au niveau du Benelux. Même si nous n'atteignons qu'un quart des objectifs, cela vaut déjà la peine", conclut-il. (CB)