Durant sept semaines, focus sur un parti francophone en lice pour le scrutin du 26 mai prochain. Cette semaine: le PTB.
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La situation des femmes au PTB ajoute un chapitre à la longue et paradoxale histoire d'un mouvement ouvrier théoriquement très féministe mais pratiquement fort masculin. Son siège du boulevard Lemonnier, à Bruxelles, est bien coiffé d'un plafond de verre. Le PTB dispose certes d'une organisation féminine très active, Marianne, son programme met le combat féministe à l'honneur, et une femme siège parmi les trois membres de sa direction nationale. Mais la très discrète secrétaire nationale Lydie Neufcourt dispose de bien moins de pouvoir que Peter Mertens et David Pestieau, respectivement président et vice-président. Ses deux porte-parole, Raoul Hedebouw et Germain Mugemangango, sont des hommes. Son possible député européen, Marc Botenga, aussi. Son conseil national ne compte que 14 femmes sur 37 membres. Ses quatre parlementaires fédéraux et wallons sont des hommes, et si trois de ses quatre parlementaires bruxellois sont des femmes, le parti le doit aux dispositions légales et à la défection de la tête de liste 2014, Michaël Verbauwhede. La présence féminine pourrait augmenter dans les parlements où le PTB enverra des députés avec, notamment, Nadia Moscufo, tête de liste liégeoise pour le parlement de Wallonie, Maria Vindevoghel, tête de liste bruxelloise à la Chambre, Françoise De Smedt, tête de liste pour le parlement bruxellois, et Sofie Merckx, deuxième sur la liste hennuyère pour la Chambre. Le PTB est aussi une affaire de pères de famille : Sofie Merckx est la fille d'un des fondateurs du parti, Françoise De Smedt est la bru d'un autre.