Durant sept semaines, focus sur un parti francophone en lice pour le scrutin du 26 mai prochain. Cette semaine: le MR.
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Les partis, ces vieilles machines machistes, gardent les reins solides et de vieux réflexes. Et le plus vieux d'entre eux, qui voit, en cas de danger, les mâles se serrer les uns contre les autres, garde une puissante acuité. Le MR, où l'on termine les législatures fédérale et régionale bien moins confiant qu'on ne les a entamées, ne fait pas exception à cette loi naturelle. Les libéraux francophones n'ont jamais vraiment brillé par leur féminisme, mais il est aujourd'hui bien plus qu'hier difficile de trouver une femme parmi les gens qui comptent, avenue de la Toison d'Or.Seules cinq des 19 listes que présentera le MR le 26 mai seront menées par des femmes, et uniquement pour des scrutins régionaux (Françoise Schepmans à Bruxelles, Valérie De Bue dans le Brabant wallon, Jacqueline Galant à Mons-Borinage, Sabine Laruelle à Namur et Caroline Cassart à Huy-Waremme).Et la législature, à des degrés divers et pour des raisons parfois distinctes, n'aura guère profité à Christine Defraigne, ministrable reléguée au Sénat puis en froid durable, ni à Jacqueline Galant, qui démissionna rapidement, ni à Marie-Christine Marghem, qui ne démissionna pas rapidement mais qui n'y gagna rien, ni à Françoise Schepmans, qui perdit les élections à Molenbeek, ni à Valérie De Bue, qui reçut de la déclaration de politique régionale de 2017 des compétences impossibles. Aujourd'hui n'émergent vraiment que des Bruxelloises : Sophie Wilmès, vraie révélation à qui certains promettent la présidence, Valentine Delwart, secrétaire générale du parti, qui finirait bien bourgmestre d'Uccle, et Alexia Bertrand, pupille d'un Didier Reynders en partance. C'est peu. Et c'est peu wallon.