Pour le Vlaams Belang, ces trois thèmes sont essentiels pour un éventuel accord gouvernemental flamand. "Personne ne s'étonnera que notre programme électoral nous serve de mode d'emploi. Quand je vois toutes les mesures réunies, je pense que les trois quarts des Flamands qui n'ont pas voté à gauche pourront les soutenir", déclare Janssens, le chef de groupe du Belang, au quotidien De Standaard.
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Pour le Vlaams Belang, ces trois thèmes sont essentiels pour un éventuel accord gouvernemental flamand. "Personne ne s'étonnera que notre programme électoral nous serve de mode d'emploi. Quand je vois toutes les mesures réunies, je pense que les trois quarts des Flamands qui n'ont pas voté à gauche pourront les soutenir", déclare Janssens, le chef de groupe du Belang, au quotidien De Standaard. Sans surprise, le Vlaams Belang exprime sa volonté de collaborer avec la N-VA. Pour l'extrême droite, "il est logique que les deux partis nationalistes flamands s'emparent de ce moment, vu le mandat de 'électeur", même si Janssens souligne que la N-VA devrait également faire part de ces intentions. Cette dernière refuse de se prononcer officiellement sur les discussions. Double stratégiePour De Standaard, Bart De Wever adopte une double stratégie en continuant à dialoguer avec l'extrême droite flamande. Premièrement, cela lui permet de voir jusqu'où le Vlaams Belang est prêt à aller pour gouverner. Et deuxièmement, il contraint ses partenaires de coalition actuels, l'Open VLD et le CD&V à se prononcer sur une participation du VB sur base de propositions concrètes. Jusqu'à présent, les chrétiens-démocrates et libéraux flamands excluent toute collaboration avec le Vlaams Belang. Rappelons que la N-VA et le Vlaams Belang n'atteignent pas de majorité et qu'ils ne peuvent donc pas gouverner rien qu'à deux, à moins d'envisager un gouvernement minoritaire. Ces prochains jours, De Wever convoquera les autres partis flamands, le PVDA serait déjà exclu, et selon De Standaard, il est probable que Groen ne soit plus invité non plus. Interrogé par Belga, le politologue Nicolas Bouteca (Université de Gand) demeure toutefois convaincu que la N-VA ne souhaite pas s'embarquer avec le VB. " La N-VA ne veut pas gouverner avec le Vlaams Belang. Elle perdrait son argument selon lequel une voix pour le Vlaams Belang est une voix perdue".Selon lui, Bart De Wever cherche juste à gagner du temps : "Ce n'est que lorsqu'il y aura plus de clarté au niveau fédéral que l'on passera à la formation d'un gouvernement régional. Je pressens que des discussions sont déjà menées entre le PS et la N-VA, au niveau fédéral". Selon De Morgen, les discussions avec l'extrême droite permettent également à De Wever de montrer qu'il "prend le signal de l'électeur au sérieux". Officieusement, la date limite pour la formation du gouvernement flamand serait le 11 juillet, jour de la fête de la Communauté flamande.