Pour l'accusation, la stratégie de Nacer Bendrer est celle d'une personne habituée aux enquêtes judiciaires: "des mensonges et une constante adaptation de ses versions". "Pourquoi mentir autant quand on a rien à se reprocher? ", s'est interrogé le procureur. "Il dit qu'il ne connait pas Mehdi Nemmouche jusqu'à sa septième audition, puis qu'il ne l'a plus vu depuis la prison en 2011" alors qu'ils se sont rencontrés au printemps 2014. "S'il n'a pas fourni d'armes, il n'avait pas à tourner autour du pot", a souligné Bernard Michel. Nacer Bendrer a dit, encore devant la cour, qu'il ne connaissait rien aux armes, alors qu'il a touché toutes celles - chargées - qui ont été retrouvées en sa possession lors de son arrestation à Ceyreste, a relevé le procureur. M. Michel est encore revenu sur la "téléphonie de guerre", soit l'utilisation systématique de numéros différents et cloisonnés, entre Mehdi Nemmouche et son ancien co-détenu, en partie via Mounir Attallah. Pour expliquer ses contacts avec le principal accusé, la version de Nacer Bendrer sur une prétendue "affaire de stups" ne tient pas la route, selon le magistrat. "Aucun des deux n'a jamais été impliqué dans une affaire de stupéfiants." Ce n'est que lors de sa neuvième audition que le Marseillais a finalement reconnu du bout des lèvres que Mehdi Nemmouche lui avait demandé une kalachnikov lors de son séjour à Bruxelles, tout en affirmant qu'il n'avait "pas vraiment cherché" l'arme à son retour chez lui. Les 90 contacts téléphoniques en 11 jours entre les deux hommes à la suite de la requête indiquent le contraire, estime Bernard Michel. Un appel de près de dix minutes, le 22 avril, est celui lors duquel Nacer Bendrer a annoncé à Mehdi Nemmouche qu'il avait trouvé les armes demandées, selon le procureur. "Peu avant la fin avril", le principal accusé avait annoncé à son logeur qu'il devait s'absenter quelques jours, avait indiqué ce dernier dans son témoignage. Le 24 avril, Mehdi Nemmouche a pris la direction de Marseille. Il reviendra à Bruxelles cinq jours plus tard, et n'aura à partir de ce moment plus aucun contact téléphonique avec qui que ce soit. (Belga)

Pour l'accusation, la stratégie de Nacer Bendrer est celle d'une personne habituée aux enquêtes judiciaires: "des mensonges et une constante adaptation de ses versions". "Pourquoi mentir autant quand on a rien à se reprocher? ", s'est interrogé le procureur. "Il dit qu'il ne connait pas Mehdi Nemmouche jusqu'à sa septième audition, puis qu'il ne l'a plus vu depuis la prison en 2011" alors qu'ils se sont rencontrés au printemps 2014. "S'il n'a pas fourni d'armes, il n'avait pas à tourner autour du pot", a souligné Bernard Michel. Nacer Bendrer a dit, encore devant la cour, qu'il ne connaissait rien aux armes, alors qu'il a touché toutes celles - chargées - qui ont été retrouvées en sa possession lors de son arrestation à Ceyreste, a relevé le procureur. M. Michel est encore revenu sur la "téléphonie de guerre", soit l'utilisation systématique de numéros différents et cloisonnés, entre Mehdi Nemmouche et son ancien co-détenu, en partie via Mounir Attallah. Pour expliquer ses contacts avec le principal accusé, la version de Nacer Bendrer sur une prétendue "affaire de stups" ne tient pas la route, selon le magistrat. "Aucun des deux n'a jamais été impliqué dans une affaire de stupéfiants." Ce n'est que lors de sa neuvième audition que le Marseillais a finalement reconnu du bout des lèvres que Mehdi Nemmouche lui avait demandé une kalachnikov lors de son séjour à Bruxelles, tout en affirmant qu'il n'avait "pas vraiment cherché" l'arme à son retour chez lui. Les 90 contacts téléphoniques en 11 jours entre les deux hommes à la suite de la requête indiquent le contraire, estime Bernard Michel. Un appel de près de dix minutes, le 22 avril, est celui lors duquel Nacer Bendrer a annoncé à Mehdi Nemmouche qu'il avait trouvé les armes demandées, selon le procureur. "Peu avant la fin avril", le principal accusé avait annoncé à son logeur qu'il devait s'absenter quelques jours, avait indiqué ce dernier dans son témoignage. Le 24 avril, Mehdi Nemmouche a pris la direction de Marseille. Il reviendra à Bruxelles cinq jours plus tard, et n'aura à partir de ce moment plus aucun contact téléphonique avec qui que ce soit. (Belga)