Les pourparlers avec le gendarme onusien du nucléaire "ont abouti à un résultat diplomatique très significatif", a déclaré le porte-parole des Affaires étrangères, Saïd Khatibzadeh, lors d'une conférence de presse, au lendemain de la visite à Téhéran du directeur général de l'AIEA, Rafael Grossi, à l'approche de la mise en application d'une loi limitant les inspections. L'Iran et l'AIEA ont annoncé dimanche un accord "temporaire" pour maintenir une surveillance des activités nucléaires, bien que réduite, le temps que les pourparlers diplomatiques s'engagent entre les parties de l'accord international encadrant le programme nucléaire iranien conclu en 2015 à Vienne, afin de tenter de sortir de l'impasse actuelle. "Certains accords ont été conclus pour poursuivre les vérifications dans le cadre des garanties" du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP), a ajouté lundi M. Khatibzadeh, précisant que les responsables iraniens du programme nucléaire ont agi "dans le cadre de la loi contraignante du Parlement". La date limite du 21 février a été décidée par le Parlement iranien pour restreindre certaines inspections de l'AIEA sur des installations non nucléaires, y compris des sites militaires suspects, si les Etats-Unis ne levaient pas leurs sanctions imposées en 2018 par la précédente administration de Donald Trump après son retrait unilatéral de l'accord de Vienne. L'échéance a expiré dimanche, et les nouvelles mesures entreront en vigueur mardi, a affirmé un responsable iranien. "La mise en oeuvre volontaire du protocole additionnel (au TNP) a été suspendue", conformément aux décisions du Parlement, a indiqué M. Khatibzadeh. "Les caméras qui fonctionnent resteront allumées mais aucune image ne sera transmise à l'AIEA", a-t-il ajouté. Selon l'Organisation iranienne de l'énergie atomique, les images seront supprimées si les sanctions ne sont pas levées dans les trois mois. "L'accès sera réduit, ne nous voilons pas la face, mais nous serons en mesure de maintenir le degré nécessaire de surveillance et de vérification", a assuré pour sa part M. Grossi, à son retour à Vienne dimanche après des "consultations intenses" à Téhéran. De son côté, l'Iran avait évoqué un peu plus tôt des discussions "fructueuses", après la rencontre du directeur de l'AIEA avec le président de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique (OIEA), Ali Akbar Salehi, et ensuite le ministre des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif. (Belga)

Les pourparlers avec le gendarme onusien du nucléaire "ont abouti à un résultat diplomatique très significatif", a déclaré le porte-parole des Affaires étrangères, Saïd Khatibzadeh, lors d'une conférence de presse, au lendemain de la visite à Téhéran du directeur général de l'AIEA, Rafael Grossi, à l'approche de la mise en application d'une loi limitant les inspections. L'Iran et l'AIEA ont annoncé dimanche un accord "temporaire" pour maintenir une surveillance des activités nucléaires, bien que réduite, le temps que les pourparlers diplomatiques s'engagent entre les parties de l'accord international encadrant le programme nucléaire iranien conclu en 2015 à Vienne, afin de tenter de sortir de l'impasse actuelle. "Certains accords ont été conclus pour poursuivre les vérifications dans le cadre des garanties" du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP), a ajouté lundi M. Khatibzadeh, précisant que les responsables iraniens du programme nucléaire ont agi "dans le cadre de la loi contraignante du Parlement". La date limite du 21 février a été décidée par le Parlement iranien pour restreindre certaines inspections de l'AIEA sur des installations non nucléaires, y compris des sites militaires suspects, si les Etats-Unis ne levaient pas leurs sanctions imposées en 2018 par la précédente administration de Donald Trump après son retrait unilatéral de l'accord de Vienne. L'échéance a expiré dimanche, et les nouvelles mesures entreront en vigueur mardi, a affirmé un responsable iranien. "La mise en oeuvre volontaire du protocole additionnel (au TNP) a été suspendue", conformément aux décisions du Parlement, a indiqué M. Khatibzadeh. "Les caméras qui fonctionnent resteront allumées mais aucune image ne sera transmise à l'AIEA", a-t-il ajouté. Selon l'Organisation iranienne de l'énergie atomique, les images seront supprimées si les sanctions ne sont pas levées dans les trois mois. "L'accès sera réduit, ne nous voilons pas la face, mais nous serons en mesure de maintenir le degré nécessaire de surveillance et de vérification", a assuré pour sa part M. Grossi, à son retour à Vienne dimanche après des "consultations intenses" à Téhéran. De son côté, l'Iran avait évoqué un peu plus tôt des discussions "fructueuses", après la rencontre du directeur de l'AIEA avec le président de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique (OIEA), Ali Akbar Salehi, et ensuite le ministre des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif. (Belga)