Selon cette dernière, "dans la course du MR derrière la N-VA, il y a une droitisation de plus en plus extrême" de la part des libéraux, ce qui a contribué "à normaliser le discours du Vlaams Belang".

"Il y a une dérive droitière extrême dans une course à l'électoralisme le plus puant. Aujourd'hui se retrouvent pris en otage des concitoyens qui n'ont rien demandé, et qui font l'objet d'insultes telles que celles de M. Reynders", a-t-elle poursuivi.

Dans une interview récente, le ministre des Affaires étrangères avait déclaré "comprendre fort bien que quelqu'un qui a eu une éducation musulmane ait des problèmes avec la façon dont nous voulons faire évoluer l'intégration. Mais nous devons faire respecter un minimum de valeurs communes."

"Je suis choquée. Même dans une guerre électoraliste, je pense qu'il faut mesurer ses propos. Il fut un temps où Didier Reynders était un libéral", a réagi ce mardi Zakia Khattabi en dénonçant par ailleurs le tract, rédigé uniquement en turc, d'Emir Kir (PS).

"Nos concitoyens de confession musulmane, juive, ou de toute autre confession, sont des citoyens comme les autres. Ils attendent qu'on leur parle de justice, d'enseignement, d'économie ou de fiscalité. Il est temps que l'on arrête d'infantiliser ces communautés-là" en pensant qu'elles ne sont intéressées que par des sujets qui les concerne, a encore déclaré la co-présidente d'Ecolo.

Quant aux coalitions possibles après les élections, "pour nous, c'est clair: ce sera un gouvernement climat, sans la N-VA", a-t-elle conclu.