Selon le quotidien économique américain, qui s'appuie sur des sources proches du dossier et des e-mails échangés entre les deux entreprises, Nissan souhaiterait notamment que Renault, qui détient 43% du groupe japonais, réduise sa participation. Nissan pour sa part ne possède que 15% de Renault et pas de droits de vote. Rééquilibrer les relations entre les deux entreprises pourrait permettre d'apaiser certaines tensions et ainsi lever la réticence de Nissan à un projet de fusion avec Fiat Chrysler. Faute d'un soutien explicite de Nissan, des discussions sur un mariage permettant de former le numéro trois mondial de l'automobile avaient échoué début juin. Si les négociations sur une évolution des participations croisées entre Renault et Nissan en sont encore à un stade préliminaire, elles pourraient aboutir à un accord dès septembre, affirme le Wall Street Journal en s'appuyant sur un courriel daté du 12 juillet. Toute évolution serait toutefois soumise au feu vert de l'Etat francais, qui détient 15% du capital de Renault. Mais une telle approbation n'est pas évidente: en déplacement à Tokyo fin juin, le président Emmanuel Macron avait refusé d'envisager une modification du schéma capitalistique actuel. Alors que le partenariat franco-japonais est fragilisé par l'éviction de son bâtisseur Carlos Ghosn, le patron de Nissan Hiroto Saikawa avait quelques jours plus tôt ouvert la porte à une remise à plat de cette alliance de 20 ans. A l'occasion de la publication des résultats de Renault fin juillet, son directeur général Thierry Bolloré a pour sa part assuré que le projet de fusion avec Fiat Chrysler (FCA) avorté au printemps n'était plus d'actualité en affirmant: "Nous ne parlons pas à FCA". Le patron de FCA Mike Manley a de son côté estimé mercredi que le mariage avec Renault aurait représenté "une grande opportunité" grâce aux "synergies très importantes" qu'il aurait générées. Tout en affirmant que Fiat pouvait survivre seul, il a aussi souligné que son groupe restait ouvert aux opportunités. Ni Renault ni Nissan n'avait dans l'immédiat répondu aux sollicitations de l'AFP. (Belga)