"Je ne crois pas que quiconque dans ce monde puisse contester la science. La science et les faits indéniables auxquels nous assistons depuis 30, voire 40 ans. Et cela commence seulement à prendre de l'ampleur", a-t-il déclaré, d'après une vidéo postée par plusieurs médias britanniques. "Qui que nous soyons - vous, nous, les jeunes, les dirigeants - personne ne peut nier la science", a-t-il ajouté. "Dans le cas contraire, nous vivons dans un monde très, très troublant". En déplacement au Botswana dans le cadre d'une visite de dix jours en Afrique australe, le prince Harry s'est joint, jeudi, à quelque 200 écoliers pour planter des arbres dans le Parc national de Chobe, dans le nord du pays. "La jeunesse du monde entier se soulève", a-t-il ajouté, faisant référence au mouvement des grèves scolaires pour le climat initié par l'activiste suédoise Greta Thunberg. "C'est une course contre la montre que nous sommes en train de perdre. Tout le monde le sait. Il n'y a aucune excuse pour ne pas le savoir". Après la mobilisation massive du 20 septembre, qui avait rassemblé 4 millions de citoyens à travers le monde, des jeunes du monde entier doivent à nouveau descendre dans les rues vendredi pour manifester leur indignation face à l'indolence des dirigeants. Lors du sommet spécial sur le climat convoqué lundi à New York par le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, seuls 66 pays, pesant pour à peine 10% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, se sont engagés à accroître leurs efforts d'ici à 2020, au contraire des plus grands pollueurs. Actuellement, les engagements pris par les 196 pays signataires de l'accord de Paris acheminent la Terre vers un réchauffement de +3,2 °C d'ici à la fin du siècle, bien loin des 2 °C, voire 1,5 °C, actés par la communauté internationale. (Belga)