Avec l'accélération de la campagne de vaccination contre le coronavirus, de plus en plus de pays européens mettent en place un laissez-passer qui permet aux personnes vaccinées d'accéder à plus de libertés. L'Union européenne travaille elle aussi sur un projet similaire, le green pass. Selon le Comité de Bioéthique, cette solution est éthiquement saine si elle respecte quelques conditions afin d'éviter les discriminations. Parmi ces conditions, le Comité estime indispensable que l'accès au corona pass soit garanti aux personnes non-vaccinées qui peuvent présenter soit un test PCR ou antigénique négatif, soit une preuve d'une infection passée. Ces moyens alternatifs devront être gratuits jusqu'à ce que tout le monde ait eu accès à la vaccination. De plus, le gouvernement doit s'assurer que les personnes vulnérables ou victimes de la fracture numérique ne soient pas laissées pour compte. L'avis du Comité pointe aussi l'importance de lutter contre d'éventuels abus ou fraudes. Le Comité considère également que le corona pass doit être utilisé prioritairement pour les voyages internationaux et les événements impliquant des rassemblements importants et planifiés mais qu'il ne devrait en aucun cas être imposé pour l'accès aux commerces alimentaires, à l'enseignement obligatoire et aux hôpitaux. Dans ces cas, les autres mesures restrictives (port du masque, distanciation sociale, etc.) peuvent continuer à s'appliquer pour se protéger mutuellement. L'avis recommande également qu'un large débat public soit organisé dans le cas où le gouvernement voudrait utiliser le corona pass dans la vie quotidienne des citoyens. Enfin, concernant les personnes vaccinées, le Comité de Bioéthique demande que celles-ci puissent rencontrer d'autres personnes sans aucune restriction, particulièrement dans la sphère privée. Des contacts plus nombreux avec leur famille et leurs amis devraient également être autorisés. En outre, au sein des collectivités, des assouplissements concernant les contacts entre les personnes internes aux établissements pourraient être introduits, s'il apparaît qu'un nombre suffisant de membres du personnel et de résidents ont été vaccinés. L'avis du Comité consultatif de Bioéthique belge n'est pas contraignant et constitue avant tout une recommandation pour les décideurs politiques. (Belga)

Avec l'accélération de la campagne de vaccination contre le coronavirus, de plus en plus de pays européens mettent en place un laissez-passer qui permet aux personnes vaccinées d'accéder à plus de libertés. L'Union européenne travaille elle aussi sur un projet similaire, le green pass. Selon le Comité de Bioéthique, cette solution est éthiquement saine si elle respecte quelques conditions afin d'éviter les discriminations. Parmi ces conditions, le Comité estime indispensable que l'accès au corona pass soit garanti aux personnes non-vaccinées qui peuvent présenter soit un test PCR ou antigénique négatif, soit une preuve d'une infection passée. Ces moyens alternatifs devront être gratuits jusqu'à ce que tout le monde ait eu accès à la vaccination. De plus, le gouvernement doit s'assurer que les personnes vulnérables ou victimes de la fracture numérique ne soient pas laissées pour compte. L'avis du Comité pointe aussi l'importance de lutter contre d'éventuels abus ou fraudes. Le Comité considère également que le corona pass doit être utilisé prioritairement pour les voyages internationaux et les événements impliquant des rassemblements importants et planifiés mais qu'il ne devrait en aucun cas être imposé pour l'accès aux commerces alimentaires, à l'enseignement obligatoire et aux hôpitaux. Dans ces cas, les autres mesures restrictives (port du masque, distanciation sociale, etc.) peuvent continuer à s'appliquer pour se protéger mutuellement. L'avis recommande également qu'un large débat public soit organisé dans le cas où le gouvernement voudrait utiliser le corona pass dans la vie quotidienne des citoyens. Enfin, concernant les personnes vaccinées, le Comité de Bioéthique demande que celles-ci puissent rencontrer d'autres personnes sans aucune restriction, particulièrement dans la sphère privée. Des contacts plus nombreux avec leur famille et leurs amis devraient également être autorisés. En outre, au sein des collectivités, des assouplissements concernant les contacts entre les personnes internes aux établissements pourraient être introduits, s'il apparaît qu'un nombre suffisant de membres du personnel et de résidents ont été vaccinés. L'avis du Comité consultatif de Bioéthique belge n'est pas contraignant et constitue avant tout une recommandation pour les décideurs politiques. (Belga)