"Le gouvernement a certes fait avancer certaines réformes intéressantes, mais tardivement, et de manière encore très incomplète. Des réformes d'envergure sont encore nécessaires", a jugé mercredi lors d'une conférence de presse la députée bruxelloise Joëlle Milquet, conseillère spéciale du président de la Commission européenne en matière d'indemnisation des victimes. Si le gouvernement a fait adopter en juillet dernier une loi sur l'assistance aux victimes des attentats qui contient une série d'éléments positifs, plusieurs arrêtés d'application sont toujours en attente, pointe ainsi le parti centriste. Celui-ci déplore aussi une série de décisions, comme l'absence d'indemnisation pour toute invalidité inférieure à 10%. Ou un régime d'indemnisation qui ne vise que les Belges ou les résidents en Belgique, mais pas les étrangers. "C'est complètement discriminatoire et contraire au droit européen", s'insurge l'ancienne ministre de l'Intérieur.

Selon elle, la Belgique ferait bien de s'inspirer des mesures en place en France où le gouvernement se charge d'indemniser lui-même rapidement les victimes d'actes terroristes et se retourne par après vers les assurances (et éventuellement les auteurs) pour se faire rembourser, les victimes étant ainsi exonérées de toute démarche administrative. "Cela demande évidemment du personnel, mais cela pourrait être financé par une cotisation de 2 ou 3 euros par an sur les assurances visant les biens", avance la députée régionale.

Pour le cdH, le paysage institutionnel complexe de la Belgique n'a pas aidé à mener une action cohérente en faveur des victimes des attentats du 22 mars. "Cela explique beaucoup les lenteurs qu'on a connues. En fait, il faudrait désigner un secrétaire d'Etat fédéral chargé de ce sujet, avec la définition d'une véritable stratégie nationale", plaide encore Mme Milquet. Pour y parvenir, le parti centriste préconise la création d'une agence fédérale d'aide aux victimes qui se chargerait des questions d'indemnisation tout en leur apportant une assistance pour les diverses démarches à mener face à une vie qui a parfois changé du tout au tout (handicap, ...). Présent mercredi aux côtés de Mme Milquet, le député fédéral centriste Georges Dallemagne ne s'est pas montré plus tendre. Selon lui, les lois adoptées jusqu'à présent par le fédéral n'ont toujours pas rencontré les besoins des victimes. "Celles-ci se sentent toujours abandonnées", assure-t-il. "En deux ans, le gouvernement a fait beaucoup d'annonces, mais il n'y a pas encore beaucoup de textes. On est en réalité très en-dessous de ce qu'on pouvait attendre d'un Etat. Un Etat qui en plus n'a pas fait preuve de beaucoup d'empathie envers les victimes. Et fort tardivement..."

"Le gouvernement a certes fait avancer certaines réformes intéressantes, mais tardivement, et de manière encore très incomplète. Des réformes d'envergure sont encore nécessaires", a jugé mercredi lors d'une conférence de presse la députée bruxelloise Joëlle Milquet, conseillère spéciale du président de la Commission européenne en matière d'indemnisation des victimes. Si le gouvernement a fait adopter en juillet dernier une loi sur l'assistance aux victimes des attentats qui contient une série d'éléments positifs, plusieurs arrêtés d'application sont toujours en attente, pointe ainsi le parti centriste. Celui-ci déplore aussi une série de décisions, comme l'absence d'indemnisation pour toute invalidité inférieure à 10%. Ou un régime d'indemnisation qui ne vise que les Belges ou les résidents en Belgique, mais pas les étrangers. "C'est complètement discriminatoire et contraire au droit européen", s'insurge l'ancienne ministre de l'Intérieur. Selon elle, la Belgique ferait bien de s'inspirer des mesures en place en France où le gouvernement se charge d'indemniser lui-même rapidement les victimes d'actes terroristes et se retourne par après vers les assurances (et éventuellement les auteurs) pour se faire rembourser, les victimes étant ainsi exonérées de toute démarche administrative. "Cela demande évidemment du personnel, mais cela pourrait être financé par une cotisation de 2 ou 3 euros par an sur les assurances visant les biens", avance la députée régionale. Pour le cdH, le paysage institutionnel complexe de la Belgique n'a pas aidé à mener une action cohérente en faveur des victimes des attentats du 22 mars. "Cela explique beaucoup les lenteurs qu'on a connues. En fait, il faudrait désigner un secrétaire d'Etat fédéral chargé de ce sujet, avec la définition d'une véritable stratégie nationale", plaide encore Mme Milquet. Pour y parvenir, le parti centriste préconise la création d'une agence fédérale d'aide aux victimes qui se chargerait des questions d'indemnisation tout en leur apportant une assistance pour les diverses démarches à mener face à une vie qui a parfois changé du tout au tout (handicap, ...). Présent mercredi aux côtés de Mme Milquet, le député fédéral centriste Georges Dallemagne ne s'est pas montré plus tendre. Selon lui, les lois adoptées jusqu'à présent par le fédéral n'ont toujours pas rencontré les besoins des victimes. "Celles-ci se sentent toujours abandonnées", assure-t-il. "En deux ans, le gouvernement a fait beaucoup d'annonces, mais il n'y a pas encore beaucoup de textes. On est en réalité très en-dessous de ce qu'on pouvait attendre d'un Etat. Un Etat qui en plus n'a pas fait preuve de beaucoup d'empathie envers les victimes. Et fort tardivement..."