"Je qualifie de coup d'État la proposition du président Nicolas Maduro de convoquer une assemblée constituante au Venezuela. Il s'agit d'une nouvelle rupture de l'ordre démocratique, contraire à la constitution du pays", a dénoncé le ministre brésilien dans un message publié sur les réseaux sociaux. "Ce n'est pas une assemblée constituante comme au Brésil, où tous les citoyens votent et élisent leurs représentants. Au Venezuela, les organisations sociales contrôlées par le président Maduro vont promouvoir la constitution qu'il désire", a dénoncé M. Nunes. Cette annonce-choc du chef de l'Etat socialiste du Venezuela est perçue comme une provocation par les antichavistes (du nom du défunt président Hugo Chavez, au pouvoir de 1999 à 2013), un mois après le début de la vague de manifestations où des violences ont fait 28 morts. Selon le président socialiste, une partie des 500 membres de l'assemblée seront élus par divers secteurs de la société et ainsi les retraités, les minorités sexuelles ou les handicapés notamment y auront leurs représentants. Les autres membres "seront élus selon un système territorial avec un caractère municipal et local", a dit M. Maduro. La nouvelle Constitution remplacerait celle de 1999, adoptée à l'initiative de Hugo Chavez et rédigée par 131 constituants élus au suffrage direct, universel et secret, puis approuvée par référendum. Le gouvernement conservateur du président brésilien Michel Temer s'est montré récemment très critique envers le régime de M. Maduro, qui bénéficiait du soutien de ses prédécesseurs de gauche, Dilma Rousseff (2011-2016) et Luiz Inacio Lula da Silva (2003-2010). (Belga)

"Je qualifie de coup d'État la proposition du président Nicolas Maduro de convoquer une assemblée constituante au Venezuela. Il s'agit d'une nouvelle rupture de l'ordre démocratique, contraire à la constitution du pays", a dénoncé le ministre brésilien dans un message publié sur les réseaux sociaux. "Ce n'est pas une assemblée constituante comme au Brésil, où tous les citoyens votent et élisent leurs représentants. Au Venezuela, les organisations sociales contrôlées par le président Maduro vont promouvoir la constitution qu'il désire", a dénoncé M. Nunes. Cette annonce-choc du chef de l'Etat socialiste du Venezuela est perçue comme une provocation par les antichavistes (du nom du défunt président Hugo Chavez, au pouvoir de 1999 à 2013), un mois après le début de la vague de manifestations où des violences ont fait 28 morts. Selon le président socialiste, une partie des 500 membres de l'assemblée seront élus par divers secteurs de la société et ainsi les retraités, les minorités sexuelles ou les handicapés notamment y auront leurs représentants. Les autres membres "seront élus selon un système territorial avec un caractère municipal et local", a dit M. Maduro. La nouvelle Constitution remplacerait celle de 1999, adoptée à l'initiative de Hugo Chavez et rédigée par 131 constituants élus au suffrage direct, universel et secret, puis approuvée par référendum. Le gouvernement conservateur du président brésilien Michel Temer s'est montré récemment très critique envers le régime de M. Maduro, qui bénéficiait du soutien de ses prédécesseurs de gauche, Dilma Rousseff (2011-2016) et Luiz Inacio Lula da Silva (2003-2010). (Belga)