"On a besoin d'une Europe forte et solidaire", a salué la présidente de la FWA. Toutefois, les fonds alloués à la PAC (356,4 milliards) ont été revus à la baisse. "Il y a beaucoup d'ambition, notamment environnementale, et la crise du Covid-19 a montré que nous devions préserver notre souveraineté alimentaire. Nous aurions donc voulu un budget fort", souligne Mme Streel. Lueur dans ce tableau assombri: les 100 millions que la Belgique a pu obtenir pour compenser la baisse du budget alloué à la PAC. En outre, le fonds d'ajustement "Brexit" dégagera également 5 milliards d'euros. "Il faut encore voir comment ces fonds seront redistribués, à l'échelle nationale aussi entre Flandre et Wallonie", pointe l'agricultrice. "Ce n'est pas l'accord de nos rêves mais, au moins, avec un budget, on a une idée d'où l'on va et c'est important", conclut-elle. De son côté, le Boerenbond estime que le nouveau budget pluriannuel européen constitue une "claque" pour les agriculteurs flamands. Le pendant flamand de la FWA déplore les coupes, sombres d'après lui, prévues dans le budget de l'agriculture, alors que le secteur doit faire face à des objectifs européens plus ambitieux dans le cadre du Green Deal. "Et cela alors que l'impact de la crise du coronavirus se fait sentir lourdement". "La diminution est considérable. Elle représente 40 milliards (-10%) par rapport au financement actuel de la Politique agricole commune (PAC), même en tenant compte des moyens du fonds de relance. Ces moyens sont vitaux pour un approvisionnement alimentaire performant, payable et toujours durable dans l'Union européenne", a souligné la présidente de l'organisation des agriculteurs et horticulteurs de Flandre, Sonja De Becker. Mme De Becker demande de "redresser la situation" dans la mise en ?uvre des mesures. Elle veut notamment que l'accès des agriculteurs et horticulteurs aux instruments financiers du fonds de relance corona soit facilité, que des investissements soient orientés vers l'agriculture en matière de recherche et de développement, et que l'impact du Brexit, y compris pour le secteur de l'agriculture et de l'horticulture, soit absorbé par le fonds Brexit. (Belga)

"On a besoin d'une Europe forte et solidaire", a salué la présidente de la FWA. Toutefois, les fonds alloués à la PAC (356,4 milliards) ont été revus à la baisse. "Il y a beaucoup d'ambition, notamment environnementale, et la crise du Covid-19 a montré que nous devions préserver notre souveraineté alimentaire. Nous aurions donc voulu un budget fort", souligne Mme Streel. Lueur dans ce tableau assombri: les 100 millions que la Belgique a pu obtenir pour compenser la baisse du budget alloué à la PAC. En outre, le fonds d'ajustement "Brexit" dégagera également 5 milliards d'euros. "Il faut encore voir comment ces fonds seront redistribués, à l'échelle nationale aussi entre Flandre et Wallonie", pointe l'agricultrice. "Ce n'est pas l'accord de nos rêves mais, au moins, avec un budget, on a une idée d'où l'on va et c'est important", conclut-elle. De son côté, le Boerenbond estime que le nouveau budget pluriannuel européen constitue une "claque" pour les agriculteurs flamands. Le pendant flamand de la FWA déplore les coupes, sombres d'après lui, prévues dans le budget de l'agriculture, alors que le secteur doit faire face à des objectifs européens plus ambitieux dans le cadre du Green Deal. "Et cela alors que l'impact de la crise du coronavirus se fait sentir lourdement". "La diminution est considérable. Elle représente 40 milliards (-10%) par rapport au financement actuel de la Politique agricole commune (PAC), même en tenant compte des moyens du fonds de relance. Ces moyens sont vitaux pour un approvisionnement alimentaire performant, payable et toujours durable dans l'Union européenne", a souligné la présidente de l'organisation des agriculteurs et horticulteurs de Flandre, Sonja De Becker. Mme De Becker demande de "redresser la situation" dans la mise en ?uvre des mesures. Elle veut notamment que l'accès des agriculteurs et horticulteurs aux instruments financiers du fonds de relance corona soit facilité, que des investissements soient orientés vers l'agriculture en matière de recherche et de développement, et que l'impact du Brexit, y compris pour le secteur de l'agriculture et de l'horticulture, soit absorbé par le fonds Brexit. (Belga)