Dans le cadre du "deal pour l'emploi" que prépare le gouvernement, le ministre a confié à l'ONEm le soin d'étudier le coût d'une proposition de réforme conçue par un professeur de l'UGent. Pour favoriser la recherche d'un emploi, une personne licenciée recevrait des allocations plus élevées dans un premier temps et la dégressivité de celles-ci vers un montant forfaitaire serait ensuite plus rapide.

Il ne s'agit pas d'une dégressivité "plus stricte" mais "plus efficace", a souligné le vice-premier ministre CD&V qui a également insisté: il n'est pas question d'une limitation dans le temps des allocations mais du "juste mix" à trouver.

Au sein de la majorité, la N-VA et l'Open Vld sont favorables à une limitation dans le temps des allocations de chômage. Le député Wouter Raskin (N-VA) l'a rappelé lorsqu'il a répliqué au ministre. "Si nous sommes le dernier pays à conserver des allocations illimitées dans le temps, nous devons faire quelque chose pour leur dégressivité", a-t-il averti.

Le MR juge lui aussi que le système belge de chômage doit davantage activer les demandeurs d'emploi.

"Il ne faut pas avoir peur des réformes. Notre système de chômage est le moins activateur d'Europe. Pourquoi s'opposer à tout progrès?" a demandé Isabelle Galant.

Une partie de l'opposition a exprimé ses craintes. Elles sont "prématurées et infondées", a répondu le ministre, sans toutefois apaiser les députés.

"Apparemment, le CD&V a décidé d'accéder à ce demandent la N-VA et l'Open Vld", s'est inquiété Kristof Calvo (Ecolo-Groen).

"Soyez le ministre qui remet les chômeurs à l'emploi et non dans la misère", a exhorté Frédéric Daerden (PS) tandis que Raoul Hedebouw (PTB) mettait le gouvernement en garde contre la "révolte" sociale.

"Vous allez décider que des gens vont vivre avec 1.011 euros par mois et vous n'êtes pas honteux!" a-t-il lancé aux partis de droite de l'assemblée.

Catherine Fonck (cdH) a quant à elle appelé chacun à sortir des "postures idéologiques" pour résoudre le problème que posent d'une part les métiers en pénurie et d'autre part le nombre de demandeurs d'emploi.

Les libéraux flamands ont exprimé de leur côté leur préoccupation à propos des régimes de chômage avec complément d'entreprise (RCC), successeur des prépensions. Leur octroi à partir de 56 ans dans le cadre du plan de restructuration de Carrefour a suscité la polémique en Flandre. M. Peeters a confirmé à Egbert Lachaert que, conformément aux accords pris, l'âge requis passerait à 59 ans en 2019 et 60 ans en 2020.

Dans le cadre du "deal pour l'emploi" que prépare le gouvernement, le ministre a confié à l'ONEm le soin d'étudier le coût d'une proposition de réforme conçue par un professeur de l'UGent. Pour favoriser la recherche d'un emploi, une personne licenciée recevrait des allocations plus élevées dans un premier temps et la dégressivité de celles-ci vers un montant forfaitaire serait ensuite plus rapide.Il ne s'agit pas d'une dégressivité "plus stricte" mais "plus efficace", a souligné le vice-premier ministre CD&V qui a également insisté: il n'est pas question d'une limitation dans le temps des allocations mais du "juste mix" à trouver. Au sein de la majorité, la N-VA et l'Open Vld sont favorables à une limitation dans le temps des allocations de chômage. Le député Wouter Raskin (N-VA) l'a rappelé lorsqu'il a répliqué au ministre. "Si nous sommes le dernier pays à conserver des allocations illimitées dans le temps, nous devons faire quelque chose pour leur dégressivité", a-t-il averti. Le MR juge lui aussi que le système belge de chômage doit davantage activer les demandeurs d'emploi. "Il ne faut pas avoir peur des réformes. Notre système de chômage est le moins activateur d'Europe. Pourquoi s'opposer à tout progrès?" a demandé Isabelle Galant. Une partie de l'opposition a exprimé ses craintes. Elles sont "prématurées et infondées", a répondu le ministre, sans toutefois apaiser les députés. "Apparemment, le CD&V a décidé d'accéder à ce demandent la N-VA et l'Open Vld", s'est inquiété Kristof Calvo (Ecolo-Groen). "Soyez le ministre qui remet les chômeurs à l'emploi et non dans la misère", a exhorté Frédéric Daerden (PS) tandis que Raoul Hedebouw (PTB) mettait le gouvernement en garde contre la "révolte" sociale. "Vous allez décider que des gens vont vivre avec 1.011 euros par mois et vous n'êtes pas honteux!" a-t-il lancé aux partis de droite de l'assemblée. Catherine Fonck (cdH) a quant à elle appelé chacun à sortir des "postures idéologiques" pour résoudre le problème que posent d'une part les métiers en pénurie et d'autre part le nombre de demandeurs d'emploi. Les libéraux flamands ont exprimé de leur côté leur préoccupation à propos des régimes de chômage avec complément d'entreprise (RCC), successeur des prépensions. Leur octroi à partir de 56 ans dans le cadre du plan de restructuration de Carrefour a suscité la polémique en Flandre. M. Peeters a confirmé à Egbert Lachaert que, conformément aux accords pris, l'âge requis passerait à 59 ans en 2019 et 60 ans en 2020.