Sa victoire dimanche a fait de M. Fernandez le favori de la présidentielle d'octobre, avec l'ex-présidente de centre gauche Cristina Kirchner (2007-2015) comme colistière, au grand dam de M. Bolsonaro, qui s'était fortement engagé en faveur du néo-libéral Mauricio Macri. "L'Argentine s'enfonce dans le chaos, l'Argentine commence à suivre le chemin du Venezuela, parce qu'avec les primaires les bandits de gauche ont commencé à revenir au pouvoir", a lancé le président d'extrême droite lors d'une tournée dans le Nord-est. Lundi, M. Bolsonaro avait brandi le spectre d'un exode massif d'Argentins au Brésil, à l'image de ce qui se passe depuis plusieurs années avec la Venezuela, du côté nord de la frontière. Le président brésilien avait reçu une réponse cinglante de la part d'Alberto Fernandez: "Je me félicite qu'il parle mal de moi, il est raciste, violent et misogyne". Des analystes brésiliens ont estimé que l'ingérence du président dans la politique intérieure du pays voisin, l'un de ses premiers partenaires commerciaux, était sans précédent pour la diplomatie du pays. L'analyste Elio Gaspari a estimé mercredi dans une tribune publiée par les quotidiens O Globo et Folha de S.Paulo que l'attitude de Jair Bolsonaro était "incroyable", et qu'il "n'avait pas de mandat pour impliquer le Brésil dans une élection en Argentine". (Belga)