"L'Etat de droit en Pologne est un sujet sérieux. Les principes de l'Etat de droit sont le fondement de la coopération de l'Union européenne, et ce que dit la Commission européenne à ce sujet, je le prends très au sérieux", a-t-elle dit à l'occasion de sa grande conférence de presse annuelle. "Quel que soit notre souhait d'avoir de bonnes relations, de bons rapports avec la Pologne, notre voisin (...) nous ne pouvons pas tout simplement nous taire, ne rien dire juste pour avoir la paix", a ajouté Mme Merkel. La Commission a menacé de déclencher l'article 7 du traité de l'UE si la Pologne maintenait ses réformes en l'état. Cette procédure inédite peut aboutir à une suspension des droits de vote d'un pays au sein du Conseil de l'Union, l'instance regroupant les 28 Etats membres. Le 26 juillet, l'exécutif européen avait donné un mois à Varsovie pour mettre fin à la "menace systémique" pesant sur l'Etat de droit dans le pays et "l'informer des mesures prises" pour modifier une série de réformes ébranlant selon lui l'indépendance de la justice. Les relations entre Varsovie et l'UE se sont tendues depuis le retour au pouvoir des conservateurs nationalistes du PiS. Cette année, la Pologne a notamment très mal vécu la reconduction du Polonais Donald Tusk, contre l'avis de son propre pays, à la présidence de l'Union européenne, une décision vécue comme un "diktat de Berlin". (Belga)

"L'Etat de droit en Pologne est un sujet sérieux. Les principes de l'Etat de droit sont le fondement de la coopération de l'Union européenne, et ce que dit la Commission européenne à ce sujet, je le prends très au sérieux", a-t-elle dit à l'occasion de sa grande conférence de presse annuelle. "Quel que soit notre souhait d'avoir de bonnes relations, de bons rapports avec la Pologne, notre voisin (...) nous ne pouvons pas tout simplement nous taire, ne rien dire juste pour avoir la paix", a ajouté Mme Merkel. La Commission a menacé de déclencher l'article 7 du traité de l'UE si la Pologne maintenait ses réformes en l'état. Cette procédure inédite peut aboutir à une suspension des droits de vote d'un pays au sein du Conseil de l'Union, l'instance regroupant les 28 Etats membres. Le 26 juillet, l'exécutif européen avait donné un mois à Varsovie pour mettre fin à la "menace systémique" pesant sur l'Etat de droit dans le pays et "l'informer des mesures prises" pour modifier une série de réformes ébranlant selon lui l'indépendance de la justice. Les relations entre Varsovie et l'UE se sont tendues depuis le retour au pouvoir des conservateurs nationalistes du PiS. Cette année, la Pologne a notamment très mal vécu la reconduction du Polonais Donald Tusk, contre l'avis de son propre pays, à la présidence de l'Union européenne, une décision vécue comme un "diktat de Berlin". (Belga)