"Nous nous attendons à une situation inédite et abyssale", a déjà annoncé jeudi, le ministre-président wallon, Elio Di Rupo (PS). "Tout ce qu'on a raconté jusqu'ici en matière d'orthodoxie budgétaire a volé en éclat à cause de la crise. Nous nous attendons à un trou béant en termes de recettes et nos dépenses sont obligatoires pour répondre aux besoins", a-t-il ajouté en se déclarant néanmoins "optimiste". "Optimiste, car il faut toujours regarder et penser l'après. Comment va-t-on s'en sortir? C'est à ça qu'il faut réfléchir aujourd'hui", a-t-il dit. Début juin, le ministre Crucke (MR) s'était quant à lui déclaré "serein" à l'idée de ce conclave même si, selon un scénario basé sur les chiffres du mois passé, le PIB régional pourrait chuter de 10,6% cette année, avant de regagner 8,2% l'an prochain. Selon ce même scénario, l'impact négatif sur les recettes, lui, atteindrait 720,4 millions d'euros cette année et 632,6 millions en 2021 tandis que les dépenses s'élèveraient à 1,134 milliard en 2020, dont 709 millions de dépenses hors trajectoire budgétaire. Quant aux besoins de financement de la Wallonie, ils se monteraient à un total de 4,221 milliards d'euros, dont 2,792 milliards de financement initial et 1,429 milliard lié au covid-19. Depuis, M. Crucke a assuré que ces besoins étaient "totalement couverts par les emprunts que nous avons réalisés sur les marchés", à un taux moyen de 0,745% pour la trentaine d'opérations réalisées. Parvenir à une couverture des besoins actuels de la Région, "c'était l'objectif que nous nous étions assignés avant l'ajustement budgétaire" qui doit débuter ce samedi. "Nous pouvons aujourd'hui y arriver sereinement", avait encore souligné le ministre. (Belga)

"Nous nous attendons à une situation inédite et abyssale", a déjà annoncé jeudi, le ministre-président wallon, Elio Di Rupo (PS). "Tout ce qu'on a raconté jusqu'ici en matière d'orthodoxie budgétaire a volé en éclat à cause de la crise. Nous nous attendons à un trou béant en termes de recettes et nos dépenses sont obligatoires pour répondre aux besoins", a-t-il ajouté en se déclarant néanmoins "optimiste". "Optimiste, car il faut toujours regarder et penser l'après. Comment va-t-on s'en sortir? C'est à ça qu'il faut réfléchir aujourd'hui", a-t-il dit. Début juin, le ministre Crucke (MR) s'était quant à lui déclaré "serein" à l'idée de ce conclave même si, selon un scénario basé sur les chiffres du mois passé, le PIB régional pourrait chuter de 10,6% cette année, avant de regagner 8,2% l'an prochain. Selon ce même scénario, l'impact négatif sur les recettes, lui, atteindrait 720,4 millions d'euros cette année et 632,6 millions en 2021 tandis que les dépenses s'élèveraient à 1,134 milliard en 2020, dont 709 millions de dépenses hors trajectoire budgétaire. Quant aux besoins de financement de la Wallonie, ils se monteraient à un total de 4,221 milliards d'euros, dont 2,792 milliards de financement initial et 1,429 milliard lié au covid-19. Depuis, M. Crucke a assuré que ces besoins étaient "totalement couverts par les emprunts que nous avons réalisés sur les marchés", à un taux moyen de 0,745% pour la trentaine d'opérations réalisées. Parvenir à une couverture des besoins actuels de la Région, "c'était l'objectif que nous nous étions assignés avant l'ajustement budgétaire" qui doit débuter ce samedi. "Nous pouvons aujourd'hui y arriver sereinement", avait encore souligné le ministre. (Belga)