L'équipe de négociateurs du Parlement européen, emmenée par l'ancien ministre belge des Finances Johan Van Overtveldt en tant que président de la commission des Budgets, a d'ores et déjà annoncé une conférence de presse à 15h30 sur un résultat possible. Bien en retard sur la Commission et le Parlement, les dirigeants de l'UE étaient parvenus dans la douleur, le 21 juillet dernier, à fixer leur position de négociation sur la programmation budgétaire 2021-2027 (1.074,3 milliards d'euros) et l'instrument de relance Next Generation EU (750 milliards), en recourant à un emprunt commun inédit à cette ampleur. Mais cet accord n'était qu'une étape, bien en deçà des attentes des eurodéputés qui doivent aussi donner leur feu vert au budget pluriannuel. Plus de deux mois et onze sessions de négociations n'ont pas permis de dégager un pré-accord avec la présidence allemande du Conseil de l'UE, alors que s'accroît le risque de retards et de paralysie dans les programmes. Plusieurs négociateurs du Parlement affirmaient toutefois lundi soir que les deux parties étaient proches d'un accord. Par rapport au consensus de juillet entre chefs d'État et de gouvernement, les eurodéputés veulent renforcer des programmes de santé, d'éducation ou de recherche. Ils veulent aussi consolider davantage le recours à de nouvelles ressources propres. Un rapporteur parlementaire, l'économiste français Pierre Larrouturou (S&D), s'est d'ailleurs lancé il y a deux semaines dans une grève de la faim pour l'instauration d'une taxe sur les transactions financières (TTF). La semaine dernière, eurodéputés et présidence allemande ont par ailleurs trouvé un accord sur un mécanisme permettant de suspendre les subventions européennes d'un État membre qui se serait rendu coupable d'atteintes à l'État de droit. Affirmant que cet accord ne respectait pas celui convenu au sommet de juillet, la Hongrie a menacé d'opposer son veto au budget 2021-2027. Lundi soir, les députés des commissions des Budgets et des Affaires économiques ont franchi un autre pas en adoptant la "facilité pour la reprise et la résilience", la pièce maîtresse (672,5 milliards d'euros de subventions et de prêts pendant quatre ans, au lieu des trois réclamés par le Conseil) de Next Generation EU. Ils se sont mis d'accord pour que cette facilité ne soit accessible qu'aux États membres engagés dans le respect de l'État de droit et des valeurs fondamentales de l'UE, et ont réclamé que chaque plan national contribue à hauteur d'au moins 40% au climat et à la biodiversité. Sur tous ces sujets, ils devront encore s'accorder avec le Conseil. (Belga)

L'équipe de négociateurs du Parlement européen, emmenée par l'ancien ministre belge des Finances Johan Van Overtveldt en tant que président de la commission des Budgets, a d'ores et déjà annoncé une conférence de presse à 15h30 sur un résultat possible. Bien en retard sur la Commission et le Parlement, les dirigeants de l'UE étaient parvenus dans la douleur, le 21 juillet dernier, à fixer leur position de négociation sur la programmation budgétaire 2021-2027 (1.074,3 milliards d'euros) et l'instrument de relance Next Generation EU (750 milliards), en recourant à un emprunt commun inédit à cette ampleur. Mais cet accord n'était qu'une étape, bien en deçà des attentes des eurodéputés qui doivent aussi donner leur feu vert au budget pluriannuel. Plus de deux mois et onze sessions de négociations n'ont pas permis de dégager un pré-accord avec la présidence allemande du Conseil de l'UE, alors que s'accroît le risque de retards et de paralysie dans les programmes. Plusieurs négociateurs du Parlement affirmaient toutefois lundi soir que les deux parties étaient proches d'un accord. Par rapport au consensus de juillet entre chefs d'État et de gouvernement, les eurodéputés veulent renforcer des programmes de santé, d'éducation ou de recherche. Ils veulent aussi consolider davantage le recours à de nouvelles ressources propres. Un rapporteur parlementaire, l'économiste français Pierre Larrouturou (S&D), s'est d'ailleurs lancé il y a deux semaines dans une grève de la faim pour l'instauration d'une taxe sur les transactions financières (TTF). La semaine dernière, eurodéputés et présidence allemande ont par ailleurs trouvé un accord sur un mécanisme permettant de suspendre les subventions européennes d'un État membre qui se serait rendu coupable d'atteintes à l'État de droit. Affirmant que cet accord ne respectait pas celui convenu au sommet de juillet, la Hongrie a menacé d'opposer son veto au budget 2021-2027. Lundi soir, les députés des commissions des Budgets et des Affaires économiques ont franchi un autre pas en adoptant la "facilité pour la reprise et la résilience", la pièce maîtresse (672,5 milliards d'euros de subventions et de prêts pendant quatre ans, au lieu des trois réclamés par le Conseil) de Next Generation EU. Ils se sont mis d'accord pour que cette facilité ne soit accessible qu'aux États membres engagés dans le respect de l'État de droit et des valeurs fondamentales de l'UE, et ont réclamé que chaque plan national contribue à hauteur d'au moins 40% au climat et à la biodiversité. Sur tous ces sujets, ils devront encore s'accorder avec le Conseil. (Belga)