M. Pompeo rencontrait dans la discrétion ces deux jours-ci les futurs dirigeants de l'UE, à savoir la présidente-élue de la Commission Ursula von der Leyen, le prochain président du Conseil, Charles Michel, le candidat à la tête de la diplomatie, Josep Borrell, ainsi que le nouveau président du Parlement, David Sassoli. Les dirigeants actuels Jean-Claude Juncker (Commission), Donald Tusk (Conseil) et Federica Mogherini (Diplomatie) ne figurent pas à son agenda. D'aucuns y voient un signe des tensions fortes de ces dernières années sur des sujets tels que les relations commerciales (hausse des tarifs douaniers sur l'acier et l'aluminium), les accords sur le nucléaire iranien et sur le changement climatique (tous deux dénoncés par Washington) et autres. "Je veux essentiellement essayer de réinitialiser la relation, partir du bon pied avec les nouveaux dirigeants", a commenté M. Sondland, interrogé par Politico. Le président américain Donald Trump avait lui-même montré un visage positif lors du dernier sommet des dirigeants du G7, la semaine dernière à Biarritz (France). "Ce que nous essayons de faire est de créer un environnement pour une transition très douce, de sorte qu'au jour de leur entrée en fonction, nous leur parlions déjà. Je mène des pourparlers avec chacun de ces quatre dirigeants et je sens une approche très positive des relations UE-USA chez chacun d'eux", selon le diplomate. M. Sondland assure toutefois que l'administration Trump reste en contact avec M. Juncker, Mme Mogherini et M. Tusk et continuera de coopérer avec eux jusqu'à la fin de leurs mandats respectifs (le 31 octobre pour les deux premiers, le 30 novembre pour le troisième). Parmi les sujets abordés devraient figurer le commerce, l'Iran, l'Otan et les initiatives européennes de Défense, la Chine ou encore la technologie 5G. (Belga)