"Nous accueillons avec une grande inquiétude l'idée d'abandonner le compromis de 1993 sur la loi anti-avortement", ont écrit les anciennes Premières dames. La loi en vigueur, très restrictive mais considérée comme un "compromis" entre l'Eglise et l'Etat, autorise l'IVG dans trois cas: risque pour la vie ou la santé de la mère, examen prénatal indiquant une grave pathologie irréversible chez l'embryon, et grossesse résultant d'un viol ou d'un inceste. Des organisations anti-avortement viennent de soumettre au Parlement, avec le soutien de l'Eglise catholique et des conservateurs au pouvoir, un texte qui propose que l'IVG soit interdite également en cas de viol ou de malformation du foetus, et uniquement autorisée pour préserver la vie de la mère. Le texte porte la peine maximale pour la personne qui pratique l'avortement à 5 ans de prison. "Tout avortement est un drame. Mais on ne peut aggraver le drame des femmes en les forçant à accoucher d'un enfant conçu lors d'un viol, ou de risquer leur vie et leur santé, voire celles de leur enfant", déclarent les épouses des ex-présidents Lech Walesa, Aleksander Kwasniewski et Bronislaw Komorowski. (Belga)

"Nous accueillons avec une grande inquiétude l'idée d'abandonner le compromis de 1993 sur la loi anti-avortement", ont écrit les anciennes Premières dames. La loi en vigueur, très restrictive mais considérée comme un "compromis" entre l'Eglise et l'Etat, autorise l'IVG dans trois cas: risque pour la vie ou la santé de la mère, examen prénatal indiquant une grave pathologie irréversible chez l'embryon, et grossesse résultant d'un viol ou d'un inceste. Des organisations anti-avortement viennent de soumettre au Parlement, avec le soutien de l'Eglise catholique et des conservateurs au pouvoir, un texte qui propose que l'IVG soit interdite également en cas de viol ou de malformation du foetus, et uniquement autorisée pour préserver la vie de la mère. Le texte porte la peine maximale pour la personne qui pratique l'avortement à 5 ans de prison. "Tout avortement est un drame. Mais on ne peut aggraver le drame des femmes en les forçant à accoucher d'un enfant conçu lors d'un viol, ou de risquer leur vie et leur santé, voire celles de leur enfant", déclarent les épouses des ex-présidents Lech Walesa, Aleksander Kwasniewski et Bronislaw Komorowski. (Belga)