Soutenu par le parti conservateur nationaliste Droit et Justice (PiS, au pouvoir), M. Duda a emporté le scrutin d'extrême justesse, avec 51% des suffrages face au candidat de la principale coalition de l'opposition, la Plate-forme civique (PO) Rafal Trzaskowski (49%). Après le scrutin, PO a déposé un recours demandant l'invalidation du scrutin et mettant en cause des irrégularités, ainsi que la partialité présumée de la télévision publique TVP. "Nous avons demandé que l'élection soit déclarée invalide", a déclaré le 16 juin son chef, Borys Budka, selon qui le scrutin n'était ni "équitable" ni "honnête", alors que "l'ensemble de l'appareil d'Etat a enfreint la loi" en apportant son soutien à M. Duda. Le scrutin devait avoir lieu en mai - à l'époque le président sortant était nettement en tête des intentions de vote - mais il a dû être reporté en raison du coronavirus. Le recours de la PO comprenait des plaintes pour irrégularités émanant de 2.000 personnes, faisant état de problèmes liés à l'inscription sur les listes électorales, à des bulletins de vote non envoyés à temps ou à la participation au scrutin d'électeurs se trouvant à l'étranger. Au total, quelques 5.800 recours ont été adressés à la Cour suprême. Celle-ci a estimé dimanche que 93 d'entre eux étaient justifiés, mais qu'ils n'ont pas influencé le résultat du vote. Des observateurs de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) avaient estimé après le scrutin que le vote avait été "terni" par une couverture partiale de la télévision publique. La campagne électorale et "la couverture par les médias publics ont été marqués par une rhétorique homophobe, xénophobe et antisémite", a encore estimé le Bureau de l'OSCE chargé des Institutions démocratiques et des droits de l'homme (ODIHR). (Belga)

Soutenu par le parti conservateur nationaliste Droit et Justice (PiS, au pouvoir), M. Duda a emporté le scrutin d'extrême justesse, avec 51% des suffrages face au candidat de la principale coalition de l'opposition, la Plate-forme civique (PO) Rafal Trzaskowski (49%). Après le scrutin, PO a déposé un recours demandant l'invalidation du scrutin et mettant en cause des irrégularités, ainsi que la partialité présumée de la télévision publique TVP. "Nous avons demandé que l'élection soit déclarée invalide", a déclaré le 16 juin son chef, Borys Budka, selon qui le scrutin n'était ni "équitable" ni "honnête", alors que "l'ensemble de l'appareil d'Etat a enfreint la loi" en apportant son soutien à M. Duda. Le scrutin devait avoir lieu en mai - à l'époque le président sortant était nettement en tête des intentions de vote - mais il a dû être reporté en raison du coronavirus. Le recours de la PO comprenait des plaintes pour irrégularités émanant de 2.000 personnes, faisant état de problèmes liés à l'inscription sur les listes électorales, à des bulletins de vote non envoyés à temps ou à la participation au scrutin d'électeurs se trouvant à l'étranger. Au total, quelques 5.800 recours ont été adressés à la Cour suprême. Celle-ci a estimé dimanche que 93 d'entre eux étaient justifiés, mais qu'ils n'ont pas influencé le résultat du vote. Des observateurs de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) avaient estimé après le scrutin que le vote avait été "terni" par une couverture partiale de la télévision publique. La campagne électorale et "la couverture par les médias publics ont été marqués par une rhétorique homophobe, xénophobe et antisémite", a encore estimé le Bureau de l'OSCE chargé des Institutions démocratiques et des droits de l'homme (ODIHR). (Belga)