Goorden, Greenpeace et Grondrecht avaient introduit en août une action en cessation environnementale parce qu'ils estimaient que Lantis et Rinkonien ne prenaient pas de précautions suffisantes sur le chantier de l'Oosterweel concernant les sols pollués. La première audience de ce dossier s'est tenue jeudi. Le tribunal doit déterminer si la requête est recevable et si des mesures peuvent être imposées en attendant le jugement sur le fond. Les requérants demandent que Lantis et les entrepreneurs suivent les mesures qui avaient été avancées par la commission flamande d'experts, notamment une délimitation des sols pollués et le recouvrement de certains terrains. Ils réclament par infraction une astreinte de 250.000 euros. "Nous travaillons à une solution. Les directives de la commission (d'experts) sont par ailleurs assez vagues, ce qui rend juridiquement impossible le caractère exécutoire d'une astreinte éventuelle", a souligné la défense. Ce qui n'a pas manqué de faire réagir Grondrecht. "Les mesures actuellement sur la table sont suffisamment claires pour qu'un tribunal les rende exécutoires", a commenté un porte-parole du collectif. "De plus, l'argent de ces astreintes ne nous intéresse pas. Nous voulons simplement que les mesures soient respectées." La défense réplique que les mesures ont déjà pour la plupart été appliquées sur le terrain. Grondrecht reconnaît qu'il est possible que certaines d'entre elles aient été adoptées pendant les travaux, mais déplore le manque de transparence. "Ni nous, ni les autorités n'ont une vue claire sur ce qui a été fait (pour améliorer la situation)." Les avocats de Lantis et Rinkonien sont en outre surpris que les requérants n'assignent pas la société 3M en justice. "Nous ne sommes pas le pollueur. Nous cherchons une solution pour la pollution causée par 3M", ont-ils précisé. Une pollution aux PFOS, substances chimiques considérées comme perturbateurs endocriniens, avait été découverte il y a plusieurs mois dans et autour de l'usine 3M de Zwijndrecht, à la suite de travaux d'infrastructures pour le bouclage du ring d'Anvers. L'entreprise américaine est assignée par Lantis même et sera entendue lors de la prochaine audience le 2 décembre. (Belga)

Goorden, Greenpeace et Grondrecht avaient introduit en août une action en cessation environnementale parce qu'ils estimaient que Lantis et Rinkonien ne prenaient pas de précautions suffisantes sur le chantier de l'Oosterweel concernant les sols pollués. La première audience de ce dossier s'est tenue jeudi. Le tribunal doit déterminer si la requête est recevable et si des mesures peuvent être imposées en attendant le jugement sur le fond. Les requérants demandent que Lantis et les entrepreneurs suivent les mesures qui avaient été avancées par la commission flamande d'experts, notamment une délimitation des sols pollués et le recouvrement de certains terrains. Ils réclament par infraction une astreinte de 250.000 euros. "Nous travaillons à une solution. Les directives de la commission (d'experts) sont par ailleurs assez vagues, ce qui rend juridiquement impossible le caractère exécutoire d'une astreinte éventuelle", a souligné la défense. Ce qui n'a pas manqué de faire réagir Grondrecht. "Les mesures actuellement sur la table sont suffisamment claires pour qu'un tribunal les rende exécutoires", a commenté un porte-parole du collectif. "De plus, l'argent de ces astreintes ne nous intéresse pas. Nous voulons simplement que les mesures soient respectées." La défense réplique que les mesures ont déjà pour la plupart été appliquées sur le terrain. Grondrecht reconnaît qu'il est possible que certaines d'entre elles aient été adoptées pendant les travaux, mais déplore le manque de transparence. "Ni nous, ni les autorités n'ont une vue claire sur ce qui a été fait (pour améliorer la situation)." Les avocats de Lantis et Rinkonien sont en outre surpris que les requérants n'assignent pas la société 3M en justice. "Nous ne sommes pas le pollueur. Nous cherchons une solution pour la pollution causée par 3M", ont-ils précisé. Une pollution aux PFOS, substances chimiques considérées comme perturbateurs endocriniens, avait été découverte il y a plusieurs mois dans et autour de l'usine 3M de Zwijndrecht, à la suite de travaux d'infrastructures pour le bouclage du ring d'Anvers. L'entreprise américaine est assignée par Lantis même et sera entendue lors de la prochaine audience le 2 décembre. (Belga)