Plusieurs scénarios ont été identifiés menant à une Belgique neutre sur le plan climatique en 2050, l'un des principaux objectifs de l'Accord de Paris sur le climat. Ces scénarios ont été développés à partir d'un outil, disponible en ligne, qui permet de "jouer" sur les niveaux d'ambition de plus d'une centaine de leviers dans tous les secteurs de la société (production d'énergie, transport, bâtiments, agriculture, etc.) et d'en évaluer la répercussion sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre en 2050 et sur la consommation des ressources. Parmi les voies possibles, un scénario comportemental met l'accent sur des changements de mode vie dans certains domaines, comme la mobilité, l'habitat et l'alimentation. Un scénario dit "technologique" privilégie le déploiement des technologies visant l'efficacité énergétique et les combustibles décarbonés tels que les carburants synthétiques ou l'hydrogène. Un scénario central repose sur une approche équilibrée entre les dimensions comportementale et technologique. Enfin, un scénario dit de "demande élevée" explore les implications d'une trajectoire caractérisée par une demande d'énergie plus élevée que les scénarios précédents. Le mérite de cet exercice prospectif est de montrer que la neutralité climatique en Belgique d'ici 2050 est techniquement réalisable, souligne-t-on, "même si cela représente un grand défi dans tous les secteurs et nécessite des changements systémiques, tant comportementaux que technologiques". A cet égard, une réduction des déplacements ou une évolution des régimes alimentaires (une moindre consommation de viande, notamment), par exemple, représentent des leviers de réduction sensible des émissions de gaz à effet de serre. Il apparaît également que la transition vers la neutralité carbone passera par davantage d'investissements dans les infrastructures, par la fin des combustibles fossiles et par un recours massif aux énergies renouvelables, éoliennes et photovoltaïques en tête. La ministre fédérale du Climat, Zakia Khattabi, s'est réjouie de la mise à disposition de ce "nouvel instrument d'aide à la décision stratégique en matière de gouvernance climat". Un outil qui permettra d'alimenter le débat public et sociétal. La diversité des scénarios présentés laisse en effet "une large place au dialogue et au débat public", constate la ministre qui va, dans la foulée, mettre ce rapport à disposition de l'ensemble des gouvernements et des parlements du pays. "L'enjeu démocratique est au coeur de la transition, ce n'est qu'ensemble et en toute connaissance de cause que nous parviendrons à atteindre nos objectifs climatiques", estime Mme Khattabi. (Belga)

Plusieurs scénarios ont été identifiés menant à une Belgique neutre sur le plan climatique en 2050, l'un des principaux objectifs de l'Accord de Paris sur le climat. Ces scénarios ont été développés à partir d'un outil, disponible en ligne, qui permet de "jouer" sur les niveaux d'ambition de plus d'une centaine de leviers dans tous les secteurs de la société (production d'énergie, transport, bâtiments, agriculture, etc.) et d'en évaluer la répercussion sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre en 2050 et sur la consommation des ressources. Parmi les voies possibles, un scénario comportemental met l'accent sur des changements de mode vie dans certains domaines, comme la mobilité, l'habitat et l'alimentation. Un scénario dit "technologique" privilégie le déploiement des technologies visant l'efficacité énergétique et les combustibles décarbonés tels que les carburants synthétiques ou l'hydrogène. Un scénario central repose sur une approche équilibrée entre les dimensions comportementale et technologique. Enfin, un scénario dit de "demande élevée" explore les implications d'une trajectoire caractérisée par une demande d'énergie plus élevée que les scénarios précédents. Le mérite de cet exercice prospectif est de montrer que la neutralité climatique en Belgique d'ici 2050 est techniquement réalisable, souligne-t-on, "même si cela représente un grand défi dans tous les secteurs et nécessite des changements systémiques, tant comportementaux que technologiques". A cet égard, une réduction des déplacements ou une évolution des régimes alimentaires (une moindre consommation de viande, notamment), par exemple, représentent des leviers de réduction sensible des émissions de gaz à effet de serre. Il apparaît également que la transition vers la neutralité carbone passera par davantage d'investissements dans les infrastructures, par la fin des combustibles fossiles et par un recours massif aux énergies renouvelables, éoliennes et photovoltaïques en tête. La ministre fédérale du Climat, Zakia Khattabi, s'est réjouie de la mise à disposition de ce "nouvel instrument d'aide à la décision stratégique en matière de gouvernance climat". Un outil qui permettra d'alimenter le débat public et sociétal. La diversité des scénarios présentés laisse en effet "une large place au dialogue et au débat public", constate la ministre qui va, dans la foulée, mettre ce rapport à disposition de l'ensemble des gouvernements et des parlements du pays. "L'enjeu démocratique est au coeur de la transition, ce n'est qu'ensemble et en toute connaissance de cause que nous parviendrons à atteindre nos objectifs climatiques", estime Mme Khattabi. (Belga)