"Le déconfinement est en route, la machine à expulser redémarre", dénoncent les auteurs, parmi lesquels figure notamment le Mouvement contre le racisme, l'antisémitisme et la xénophobie (Mrax). La carte blanche fait référence à Semira Adamu, demandeuse d'asile nigériane étouffée sous un coussin par des policiers il y a 20 ans lors de son expulsion. Les signataires soulignent que si cette méthode est désormais interdite, la contrainte physique ou la violence lors des rapatriements ne l'est toujours pas. "Au contraire, elle a été remaniée dans une nouvelle directive, la directive de la Commission Bossuyt, qui rend cette violence légale", alertent-ils. Ils attirent l'attention sur le fait que les menottes ou un gilet sont régulièrement employés pour immobiliser les personnes expulsées. Le texte pointe également Brussels Airlines, "complice des expulsions", et rapporte que la compagnie aérienne a appelé une demandeuse d'asile en centre fermé pour qu'elle accepte de partir "sans que cela ne tache leur publicité". "En les déportant sous la contrainte, on enlève à ces personnes la liberté fondamentale de choisir où circuler, où s'installer", poursuivent les auteurs. Une fois expulsées, "l'État belge, l'Union européenne et les ONG se préoccupent bien peu, voire pas du tout, de leur sort". "Ne laissons pas l'État déconfiner les rafles, l'enfermement et les expulsions", conclut la carte blanche. (Belga)

"Le déconfinement est en route, la machine à expulser redémarre", dénoncent les auteurs, parmi lesquels figure notamment le Mouvement contre le racisme, l'antisémitisme et la xénophobie (Mrax). La carte blanche fait référence à Semira Adamu, demandeuse d'asile nigériane étouffée sous un coussin par des policiers il y a 20 ans lors de son expulsion. Les signataires soulignent que si cette méthode est désormais interdite, la contrainte physique ou la violence lors des rapatriements ne l'est toujours pas. "Au contraire, elle a été remaniée dans une nouvelle directive, la directive de la Commission Bossuyt, qui rend cette violence légale", alertent-ils. Ils attirent l'attention sur le fait que les menottes ou un gilet sont régulièrement employés pour immobiliser les personnes expulsées. Le texte pointe également Brussels Airlines, "complice des expulsions", et rapporte que la compagnie aérienne a appelé une demandeuse d'asile en centre fermé pour qu'elle accepte de partir "sans que cela ne tache leur publicité". "En les déportant sous la contrainte, on enlève à ces personnes la liberté fondamentale de choisir où circuler, où s'installer", poursuivent les auteurs. Une fois expulsées, "l'État belge, l'Union européenne et les ONG se préoccupent bien peu, voire pas du tout, de leur sort". "Ne laissons pas l'État déconfiner les rafles, l'enfermement et les expulsions", conclut la carte blanche. (Belga)