Le gouvernement fédéral a annoncé mercredi soir qu'il autorisait un membre de la famille, toujours le même, à rendre visite aux résidents des maisons de repos. Cette mesure d'assouplissement n'est pas comprise par les responsables des homes, notamment dépendant des CPAS, qui entrevoient une brèche dans les mesures visant à préserver la santé des résidents et du personnel. En Wallonie picarde, le bourgmestre de Péruwelz, Vincent Palermo, a même pris un arrêté de police afin d'interdire les visites dans les homes pour personnes âgées et/ou personnes porteuses de handicap. "Humainement, c'est une épreuve pour les familles et les résidents. Cependant, n'ayant pas la possibilité de tester tout le monde, j'ai le devoir de veiller à maintenir la santé et à protéger la vie", explique le maïeur de Peruwelz. "En conscience, je ne peux autoriser ces visites. Je refuse de réduire à néant tous les efforts consentis depuis le début de cette crise", souligne-t-il. "Après discussion avec le président du CPAS et les directeurs d'institutions situées sur le territoire de Péruwelz, j'ai pris une ordonnance de police interdisant les visites dans les homes et les institutions de l'entité", indique-t-il. Même son de cloche à Antoing où le président du CPAS, Claudy Billouez, maintient les mesures de confinement à la "Résidence du Moulin". "La décision a été prise de concert avec le bourgmestre et les diverses directions. C'est une brèche dans l'effort que tout le monde fait depuis un mois. Même les familles ne comprennent pas la décision de la Première ministre. Nous n'avons déjà pas les tests pour les membres de notre personnel!", s'exclame M. Billouez. A Tournai, la présidente du CPAS, Laeticia Liénard, a adressé un courriel au gouvernement wallon. "Je comprends l'aspect humain de cette décision. Elle ne me semble néanmoins pas compatible avec la réalité que vivent au quotidien les acteurs de terrain", estime-t-elle. "Cette décision a été prise sans aucune concertation avec les fédérations représentatives des maisons de repos. Ici, la ligne du temps est inversée. On commence par la conclusion. Il y a lieu de s'inquiéter de savoir si nous avons suffisamment, et sur la durée, de matériel de protection, de tests de dépistage, de l'oxygène, des médicaments et du personnel!", souligne-t-elle. "A ce stade, en concertation avec les équipes du CPAS, nous avons décidé de ne pas appliquer cette mesure. Ce choix restera d'application tant que nous ne disposerons pas d'un consensus entre le gouvernement et les fédérations représentatives du secteur", précise Mme Liénard. Cette décision de la présidente concerne à Tournai trois maisons de repos et le home Valère Delcroix qui accueille des personnes souffrant d'un handicap. Pour sa part, le bourgmestre de La Louvière, Jacques Gobert, a pris un arrêté afin d'interdire, sauf dérogation, l'accès des personnes proches des résidents aux maisons de repos, aux maisons de soins et aux établissements pour personne avec un handicap jusqu'au 3 mai inclus. "Il serait prématuré de rouvrir les portes des établissements concernés à des personnes extérieures, au risque de contaminer encore plus de résidents alors que l'impact positif des mesures de confinement est constaté", dit-il. (Belga)

Le gouvernement fédéral a annoncé mercredi soir qu'il autorisait un membre de la famille, toujours le même, à rendre visite aux résidents des maisons de repos. Cette mesure d'assouplissement n'est pas comprise par les responsables des homes, notamment dépendant des CPAS, qui entrevoient une brèche dans les mesures visant à préserver la santé des résidents et du personnel. En Wallonie picarde, le bourgmestre de Péruwelz, Vincent Palermo, a même pris un arrêté de police afin d'interdire les visites dans les homes pour personnes âgées et/ou personnes porteuses de handicap. "Humainement, c'est une épreuve pour les familles et les résidents. Cependant, n'ayant pas la possibilité de tester tout le monde, j'ai le devoir de veiller à maintenir la santé et à protéger la vie", explique le maïeur de Peruwelz. "En conscience, je ne peux autoriser ces visites. Je refuse de réduire à néant tous les efforts consentis depuis le début de cette crise", souligne-t-il. "Après discussion avec le président du CPAS et les directeurs d'institutions situées sur le territoire de Péruwelz, j'ai pris une ordonnance de police interdisant les visites dans les homes et les institutions de l'entité", indique-t-il. Même son de cloche à Antoing où le président du CPAS, Claudy Billouez, maintient les mesures de confinement à la "Résidence du Moulin". "La décision a été prise de concert avec le bourgmestre et les diverses directions. C'est une brèche dans l'effort que tout le monde fait depuis un mois. Même les familles ne comprennent pas la décision de la Première ministre. Nous n'avons déjà pas les tests pour les membres de notre personnel!", s'exclame M. Billouez. A Tournai, la présidente du CPAS, Laeticia Liénard, a adressé un courriel au gouvernement wallon. "Je comprends l'aspect humain de cette décision. Elle ne me semble néanmoins pas compatible avec la réalité que vivent au quotidien les acteurs de terrain", estime-t-elle. "Cette décision a été prise sans aucune concertation avec les fédérations représentatives des maisons de repos. Ici, la ligne du temps est inversée. On commence par la conclusion. Il y a lieu de s'inquiéter de savoir si nous avons suffisamment, et sur la durée, de matériel de protection, de tests de dépistage, de l'oxygène, des médicaments et du personnel!", souligne-t-elle. "A ce stade, en concertation avec les équipes du CPAS, nous avons décidé de ne pas appliquer cette mesure. Ce choix restera d'application tant que nous ne disposerons pas d'un consensus entre le gouvernement et les fédérations représentatives du secteur", précise Mme Liénard. Cette décision de la présidente concerne à Tournai trois maisons de repos et le home Valère Delcroix qui accueille des personnes souffrant d'un handicap. Pour sa part, le bourgmestre de La Louvière, Jacques Gobert, a pris un arrêté afin d'interdire, sauf dérogation, l'accès des personnes proches des résidents aux maisons de repos, aux maisons de soins et aux établissements pour personne avec un handicap jusqu'au 3 mai inclus. "Il serait prématuré de rouvrir les portes des établissements concernés à des personnes extérieures, au risque de contaminer encore plus de résidents alors que l'impact positif des mesures de confinement est constaté", dit-il. (Belga)