"Nous ne voulons pas des djihadistes d'Al Qaïda dans notre région", revendiquaient sur une banderole les manifestants kurdes, qui distribuaient également des tracts dénonçant la décision "irresponsable" de Donald Trump de retirer les troupes américaines du nord de la Syrie et les "plans de nettoyage ethnique du régime d'Erdogan" à l'encontre des Kurdes. Lundi, les troupes américaines stationnées dans le nord-est de la Syrie ont commencé à se retirer de la zone, laissant la voie libre aux militaires turcs. Mercredi, la Turquie a lancé, comme elle s'y était engagée, son offensive contre les forces kurdes du nord-est de la Syrie, alliées des Occidentaux dans la lutte antidjihadistes, faisant fi des mises en garde internationales. Ankara insistait auparavant pour que les Forces démocratiques syriennes (FDS), menées par des Kurdes, se retirent de la zone syrienne frontalière de la Turquie, arguant qu'elles étaient liées au Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK), classé comme organisation "terroriste" par Ankara, Washington et l'Union européenne. Il s'agit du deuxième rassemblement kurde en deux jours à Liège. Un dispositif policier a été mis en place afin que ces rassemblements se déroulent dans le calme. (Belga)