Un Ucclois vit ainsi à proximité directe de six parcs en moyenne, alors que 21% des habitants de la région-capitale en ont trop peu dans leur voisinage, voire aucun pour 4% d'entre eux, explique le chercheur Philip Stessens. Le modèle développé pour l'étude reprend des éléments tels que la surface des espaces verts, la proximité des habitants avec des arbres et de la végétation ou encore des indicateurs de biodiversité. De manière générale, Bruxelles est une ville très verte, soulignent les auteurs de l'étude. Les jardins, parcs et bois représentent environ la moitié de sa superficie, et un tiers de ces espaces sont publics. Outre une meilleure qualité de l'air, un maintien de la température en cas de forte chaleur et un avantage pour l'aménagement hydraulique, les parcs constituent également un "écosystème culturel". Soit un espace favorable à la détente, la récréation, l'expérience esthétique et au contact avec la nature A ce titre, Philip Stessens interroge: "un accès qualitatif à ces lieux ne devrait-il pas être un droit pour chaque habitant?" Parmi les solutions avancées pour réduire la fracture, le chercheur suggère notamment de recouvrir les voies de chemins de fer inutilisées afin de les transformer en parcs. Le projet dans le cadre duquel s'inscrit l'étude se poursuit, et les Bruxellois sont invités à apporter leur contribution via le site https://www.co-nature.org/questionnaire. (Belga)