Sur 276 personnes qui ont accepté de participer à l'enquête, 84% sont des hommes et 81% ont déclaré dormir habituellement à l'extérieur. Un tiers des participants dit souffrir d'une maladie chronique touchant un des organes vitaux. Une personne sur deux dit s'être fait agresser depuis qu'elle est sans abri. Vingt-quatre ans est le nombre le plus élevé d'années passées en rue parmi les participants.

Par rapport à la précédente enquête, datant de juin 2017, la proportion de personnes avec degré de vulnérabilité élevé est la même mais les personnes en provenance du continent africain et les femmes y sont davantage représentées en 2018. Par ailleurs, la proportion de femmes a aussi augmenté dans la catégorie des personnes ayant passé plus d'un an en rue ainsi que dans celle des personnes adoptant des comportements identifiés comme dangereux pour elles-mêmes (comme la prostitution, l'échange de seringues, etc.).

Face à ce constat, la campagne 400Toits continue à prôner l'instauration d'une politique structurelle pour la fin du sans-abrisme.