"535 migrants clandestins ont été secourus en une semaine, parmi lesquels des dizaines de femmes et d'enfants venant de pays africains, asiatiques et arabes", a indiqué le général Ayoub Kacem, porte-parole de la marine. Selon M. Kacem, ces sauvetages ont eu lieu au cours de plusieurs opérations menées par des patrouilles des gardes-côtes au large de localités à l'est et à l'ouest de Tripoli, "en dépit des difficultés et du manque de moyens". Depuis janvier, la marine libyenne a indiqué avoir secouru près de 7.000 migrants au large des côtes occidentales du pays, un chiffre en baisse de près de 43% par rapport à 2018. Le chaos qui a suivi la chute de l'ancien dictateur Mouammar Kadhafi en 2011 a fait de la Libye la voie privilégiée pour les migrants originaires d'Afrique de l'Est, du Sahel et du Moyen-Orient, cherchant à rejoindre l'Europe. Les migrants secourus en mer par la marine sont d'abord accueillis par les ONG sur place qui leur offrent soins et nourriture, avant d'être placés dans des centres de détention, sans liberté de mouvement, des lieux régulièrement décrits par les ONG comme des zones de non-droit. Selon l'agence de l'ONU pour les réfugiés (HCR), plusieurs milliers de migrants se trouvent bloqués en Libye, dans des conditions déplorables. Leur situation est devenue plus critique encore depuis le déclenchement début avril d'un conflit armé au sud de la capitale Tripoli. Selon l'ONU, ce conflit qui oppose les forces du gouvernement d'union nationale (GNA), reconnu par l'ONU, aux forces du maréchal Khalifa Haftar, l'homme fort de l'Est libyen, a déjà fait plus de 1.000 morts et 120.000 déplacés. (Belga)