Le message de la coalition a été martelé lors de l'événement de clôture de la campagne, jeudi à Forest, en présence, côté francophone, de Karine Lalieux (PS), Jean-Luc Crucke (MR), Philippe Henry (Ecolo), Céline Frémault (cdH) et Jonathan De Lathouwer (Défi). Il s'articule autour de trois exigences: ancrage juridique de l'objectif de neutralité climatique d'ici 2050, plan d'investissement pour inciter citoyens et entreprises à la transition et mise en place d'un conseil indépendant d'experts pour évaluer les politiques menées. "Une transition aussi complexe n'est possible que si tous les acteurs de la société et du monde économique y participent", ont insisté les initiateurs de la coalition, qui rassemble plus de 400 personnes (principalement des dirigeants d'entreprise, mais aussi d'organisations de la société civile, des scientifiques et des personnalités du monde de la culture). "Les solutions sont là", ajoutent-ils sur base d'une feuille de route réalisée par quatorze experts et qui détaille les actions à mener en matière de mobilité, de bâtiments, d'aménagement du territoire, d'industrie, d'agriculture et d'énergie. "La transition est un choix économique judicieux à condition que soit menée une politique à long terme. Les universitaires, les entreprises et la société civile sont prêts à construire une Belgique climatiquement neutre. Aux politiques, en transcendant leurs clivages, de faire preuve d'ambition et d'oeuvrer à la préservation de notre avenir", ont conclu les responsables de la coalition. Sans surprise, les représentants politiques se sont montrés très favorables aux propositions qui leur ont été soumises durant le débat organisé à l'issue de la remise des signatures. Ils ont ainsi tous brandi un carton vert pour assurer que leur parti était prêt à ancrer l'objectif d'un pays neutre en 2050 dans un cadre législatif. (Belga)