Sur les 484 millions de personnes vivant en situation précaire en 2015, 183 millions n'ont pas accès aux services d'eau potable les plus fondamentaux, souligne mardi dans un communiqué l'Unicef, qui cite une récente étude menée conjointement avec l'Organisation mondiale de la Santé (OMS). Des pays tels que le Yémen, la Syrie, le Nigeria ou le Soudan du Sud - en proie à de violents conflits - font notamment partie des régions du monde où une importante partie de la population est dépourvue d'eau potable. En Syrie par exemple, où la guerre fait rage depuis près de sept ans, environ 15 millions de personnes, dont 6,4 millions d'enfants, manquent d'eau potable, selon l'Unicef. "L'accès des enfants à l'eau potable et à l'assainissement, spécialement lors de conflits et de situations d'urgence, est un droit, et non un privilège", estime Sanjay Wijesekera, responsable mondial de l'Unicef pour le secteur de l'eau, l'hygiène et l'assainissement. "Dans les pays touchés par la violence, le déplacement, les conflits et l'instabilité, le moyen de survie le plus fondamental - l'eau - doit être prioritaire", poursuit-il. Or, dans beaucoup trop de cas, les réseaux d'approvisionnement en eau sont attaqués durant les conflits, coupant de facto l'accès à l'eau potable et l'assainissement. "Quand les enfants ne peuvent pas boire de l'eau potable et lorsque les installations sanitaires sont en ruines, la malnutrition et les maladies mortelles comme le choléra apparaissent inexorablement", déplore Sanjay Wijesekera. Au Yémen, les enfants représentent ainsi plus de 53% du demi-million de cas de choléra suspectés et de diarrhée aqueuses aiguës communiqués jusqu'à présent. La Somalie souffre pour sa part de la plus importante épidémie de choléra de ces cinq dernières années, avec près de 77.000 cas de choléra/diarrhées aqueuses aiguës signalés. Et au Soudan du Sud, l'épidémie de choléra est la plus sévère que le pays ait jamais connue, comptant plus de 19.000 cas répertoriés depuis juin 2016. (Belga)

Sur les 484 millions de personnes vivant en situation précaire en 2015, 183 millions n'ont pas accès aux services d'eau potable les plus fondamentaux, souligne mardi dans un communiqué l'Unicef, qui cite une récente étude menée conjointement avec l'Organisation mondiale de la Santé (OMS). Des pays tels que le Yémen, la Syrie, le Nigeria ou le Soudan du Sud - en proie à de violents conflits - font notamment partie des régions du monde où une importante partie de la population est dépourvue d'eau potable. En Syrie par exemple, où la guerre fait rage depuis près de sept ans, environ 15 millions de personnes, dont 6,4 millions d'enfants, manquent d'eau potable, selon l'Unicef. "L'accès des enfants à l'eau potable et à l'assainissement, spécialement lors de conflits et de situations d'urgence, est un droit, et non un privilège", estime Sanjay Wijesekera, responsable mondial de l'Unicef pour le secteur de l'eau, l'hygiène et l'assainissement. "Dans les pays touchés par la violence, le déplacement, les conflits et l'instabilité, le moyen de survie le plus fondamental - l'eau - doit être prioritaire", poursuit-il. Or, dans beaucoup trop de cas, les réseaux d'approvisionnement en eau sont attaqués durant les conflits, coupant de facto l'accès à l'eau potable et l'assainissement. "Quand les enfants ne peuvent pas boire de l'eau potable et lorsque les installations sanitaires sont en ruines, la malnutrition et les maladies mortelles comme le choléra apparaissent inexorablement", déplore Sanjay Wijesekera. Au Yémen, les enfants représentent ainsi plus de 53% du demi-million de cas de choléra suspectés et de diarrhée aqueuses aiguës communiqués jusqu'à présent. La Somalie souffre pour sa part de la plus importante épidémie de choléra de ces cinq dernières années, avec près de 77.000 cas de choléra/diarrhées aqueuses aiguës signalés. Et au Soudan du Sud, l'épidémie de choléra est la plus sévère que le pays ait jamais connue, comptant plus de 19.000 cas répertoriés depuis juin 2016. (Belga)