Les résultats provisoires de cette étude de l'Imperial College London et d'Ipsos Mori montrent qu'une personne sur 170 était infectée en Angleterre entre le 24 juin et le 5 juillet et que le nombre de personnes infectées double tous les six jours en moyenne. "Nous avons remarqué dans le cycle actuel que la prévalence est plus élevée chez les hommes que chez les femmes" a noté Paul Elliott, professeur d'épidémiologie et de médecine de santé publique à l'Imperial College de Londres et directeur du programme React, vaste étude mesurant l'évolution de la transmission du virus dans la population. "Les femmes ont environ 30% moins de risques d'être testées positives dans notre étude, une fois que nous avons ajusté (les résultats) avec d'autres variables", a indiqué le professeur Elliott. Le taux de prévalence est d'environ 0,7% chez les hommes et d'environ 0,5% chez les femmes. Selon Steven Riley, professeur de dynamique des maladies infectieuses à l'Imperial college, ces variations en termes de transmissions sont probablement dues à des différences d'interactions sociales. "Et en raison du moment où cela se produit, il se peut que le fait de regarder le football amène les hommes à avoir une activité sociale plus importante que d'habitude", a-t-il dit. "Si je devais spéculer sur l'impact de l'Euro, (...) je penserais à la probabilité accrue que les gens se mélangent à l'intérieur plus fréquemment qu'ils ne le feraient autrement", a dit le professeur Riley, soulignant que les risques de contaminations étaient plus forts à l'intérieur. L'Angleterre s'apprête à jouer contre l'Italie en finale de l'Euro dimanche, après avoir battu le Danemark mercredi, un match suivi par des millions de Britanniques chez eux ou dans les pubs, comme les cinq précédentes rencontres de la sélection dans ce tournoi qui a commencé le 11 juin. Malgré un nombre de contaminations qui continue de grimper, autour de 30.000 nouveaux cas par jour, et les critiques de certains scientifiques, le Premier ministre Boris Johnson compte lever le 19 juillet l'essentiel des dernières mesures sanitaires, dont le port obligatoire du masque et la distanciation sociale. Pour justifier cette décision, le gouvernement s'appuie sur le succès de sa campagne de vaccination, avec plus de 64% des adultes complètement vaccinés. (Belga)

Les résultats provisoires de cette étude de l'Imperial College London et d'Ipsos Mori montrent qu'une personne sur 170 était infectée en Angleterre entre le 24 juin et le 5 juillet et que le nombre de personnes infectées double tous les six jours en moyenne. "Nous avons remarqué dans le cycle actuel que la prévalence est plus élevée chez les hommes que chez les femmes" a noté Paul Elliott, professeur d'épidémiologie et de médecine de santé publique à l'Imperial College de Londres et directeur du programme React, vaste étude mesurant l'évolution de la transmission du virus dans la population. "Les femmes ont environ 30% moins de risques d'être testées positives dans notre étude, une fois que nous avons ajusté (les résultats) avec d'autres variables", a indiqué le professeur Elliott. Le taux de prévalence est d'environ 0,7% chez les hommes et d'environ 0,5% chez les femmes. Selon Steven Riley, professeur de dynamique des maladies infectieuses à l'Imperial college, ces variations en termes de transmissions sont probablement dues à des différences d'interactions sociales. "Et en raison du moment où cela se produit, il se peut que le fait de regarder le football amène les hommes à avoir une activité sociale plus importante que d'habitude", a-t-il dit. "Si je devais spéculer sur l'impact de l'Euro, (...) je penserais à la probabilité accrue que les gens se mélangent à l'intérieur plus fréquemment qu'ils ne le feraient autrement", a dit le professeur Riley, soulignant que les risques de contaminations étaient plus forts à l'intérieur. L'Angleterre s'apprête à jouer contre l'Italie en finale de l'Euro dimanche, après avoir battu le Danemark mercredi, un match suivi par des millions de Britanniques chez eux ou dans les pubs, comme les cinq précédentes rencontres de la sélection dans ce tournoi qui a commencé le 11 juin. Malgré un nombre de contaminations qui continue de grimper, autour de 30.000 nouveaux cas par jour, et les critiques de certains scientifiques, le Premier ministre Boris Johnson compte lever le 19 juillet l'essentiel des dernières mesures sanitaires, dont le port obligatoire du masque et la distanciation sociale. Pour justifier cette décision, le gouvernement s'appuie sur le succès de sa campagne de vaccination, avec plus de 64% des adultes complètement vaccinés. (Belga)