"Nous introduisons des restrictions de couvre-feu dans toute la Hongrie entre le 28 mars et le 11 avril", a-t-il déclaré à la radio publique. "Pendant deux semaines, quitter son foyer est autorisé uniquement pour travailler ou satisfaire à des besoins vitaux", a annoncé le dirigeant souverainiste. Viktor Orban veut faire voter lundi par le parlement hongrois une réforme lui octroyant des pouvoirs sans limite au motif de combattre le nouveau coronavirus, ce qui fait craindre aux experts ainsi qu'aux ONG l'émergence d'une "dictature" au sein de l'Union européenne (UE). Ces critiques ont été balayées vendredi par le Premier ministre. "J'ai clairement dit aux geignards et aux harceleurs européens, si je peux m'exprimer ainsi, que je n'avais pas le temps de discuter des questions juridiques", a-t-il dit à la radio publique. "Il y a maintenant une épidémie et des vies à sauver alors s'ils ne peuvent pas nous aider, qu'ils laissent au moins les Hongrois se défendre", a-t-il affirmé, précisant avoir obtenu de l'aide de la part de la Chine et du Conseil turcique, une organisation internationale regroupant les états turcophones. Viktor Orban se targue régulièrement d'entretenir d'excellentes relations avec la Chine et la Turquie. Vendredi, le Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'Homme a dit "suivre avec inquiétudes les évolutions" politiques en Hongrie. Le pays comptait vendredi environ 300 cas officiellement déclarés de contamination au Covid-19, qui a fait 10 morts pour une population de 9,8 millions d'habitants. (Belga)

"Nous introduisons des restrictions de couvre-feu dans toute la Hongrie entre le 28 mars et le 11 avril", a-t-il déclaré à la radio publique. "Pendant deux semaines, quitter son foyer est autorisé uniquement pour travailler ou satisfaire à des besoins vitaux", a annoncé le dirigeant souverainiste. Viktor Orban veut faire voter lundi par le parlement hongrois une réforme lui octroyant des pouvoirs sans limite au motif de combattre le nouveau coronavirus, ce qui fait craindre aux experts ainsi qu'aux ONG l'émergence d'une "dictature" au sein de l'Union européenne (UE). Ces critiques ont été balayées vendredi par le Premier ministre. "J'ai clairement dit aux geignards et aux harceleurs européens, si je peux m'exprimer ainsi, que je n'avais pas le temps de discuter des questions juridiques", a-t-il dit à la radio publique. "Il y a maintenant une épidémie et des vies à sauver alors s'ils ne peuvent pas nous aider, qu'ils laissent au moins les Hongrois se défendre", a-t-il affirmé, précisant avoir obtenu de l'aide de la part de la Chine et du Conseil turcique, une organisation internationale regroupant les états turcophones. Viktor Orban se targue régulièrement d'entretenir d'excellentes relations avec la Chine et la Turquie. Vendredi, le Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'Homme a dit "suivre avec inquiétudes les évolutions" politiques en Hongrie. Le pays comptait vendredi environ 300 cas officiellement déclarés de contamination au Covid-19, qui a fait 10 morts pour une population de 9,8 millions d'habitants. (Belga)