"Le PNEC est un plan national qui doit être concerté avec le fédéral et les deux autres régions. En travaillant dans son coin, le gouvernement bruxellois prive la Belgique d'un plan global qui aurait pu être davantage concerté afin de décupler les efforts et les résultats. Cela démontre le peu de respect qu'il a pour les organes de concertation comme le comité de concertation dans un contexte où on en a pourtant plus que jamais besoin", a dénoncé le groupe MR du parlement bruxellois dans la foulée. Les libéraux francophones de la capitale s'interrogent par ailleurs sur les moyens budgétaires, dont on ne voit trace dans la communication du gouvernement, qui seront nécessaires pour rencontrer la volonté de renforcer l'objectif de réduction des émissions de C02 à hauteur de 40% à l'horizon 2030 par rapport à 2005 (initialement 32%). A l'approche d'Halloween, la députée MR Viviane Teitelbaum a dénoncé à ce propos "un budget fantôme qui fait peur", le ministre Ecolo Alain Maron ayant selon elle reconnu que les moyens permettant d'atteindre les objectifs doivent encore être trouvés. Dans ses recommandations du mois de juin sur le projet de plan national intégré en matière d'énergie et de climat de la Belgique 2021-2030, la Commission européenne avait demandé au pays davantage de précisions sur les mesures nécessaires pour atteindre les objectifs fixés, tant sur la portée des mesures que sur le calendrier de leur mise en ?uvre. (Belga)