Avec un week-end supplémentaire de négociations, et juste avant la COP25 de Madrid, le gouvernement flamand est parvenu à un accord sur son Plan Energie-Climat pour 2030. Il s'agit d'un ensemble de 350 mesures dans des domaines tels que la mobilité, l'agriculture, l'énergie et l'innovation en vue de lutter contre le réchauffement climatique. Ce Plan se révèle toutefois insuffisant pour atteindre les objectifs demandés par l'Europe de réductions des émissions de l'ordre de 35% d'ici 2030 par rapport à 2005. Si l'on s'en tient à ce qui a été décidé, le plan flamand pour le climat se traduira par une réduction des émissions de 32,6% d'ici 2030. Insuffisant. Le Premier ministre flamand Jan Jambon (N-VA) compte sur les innovations technologiques pour combler cet écart. Il évoque une percée possible de la voiture électrique.

Parmi les différentes mesures, la limitation de vitesse sur le ring de Bruxelles a attiré l'attention ce lundi. Désormais, les automobilistes ne pourront plus rouler à plus de 100 kilomètres à l'heure. La mesure a cependant un impact très limité sur le climat. La vitesse maximale réduira les émissions de 0,13 mégatonne d'ici 2030. Cela ne représente qu'une fraction de l'effort total (55 mégatonnes).

Le Plan flamand pour le climat ne contient pas de nouvelles mesures ambitieuses détaille De Morgen. L'introduction d'une taxe kilométrique pour les voitures n'est pas proposée. Il n'est pas non plus obligatoire de rénover les maisons récemment achetées, même si des prêts à taux 0 sont proposés pour des rénovations écologiques. Le secteur agricole doit réduire ses émissions d'un quart d'ici 2030. Autre solution : la Flandre peut aussi, à terme, acheter des droits d'émission aux Etats membres de l'UE qui répondent aux attentes.

Lire aussi: Le plan climat flamand fustigé par l'opposition et les défenseurs de l'environnement

Par ailleurs, la Flandre pourrait déjà être sanctionnée parce qu'elle n'atteindra pas ses objectifs climatiques de 2020. Le Conseil socio-économique de Flandre (SERV) estime que les diverses amendes et compensations de CO2 pourraient s'élever jusqu'à 433 millions d'euros, selon un avis de cet organe consultatif des syndicats et employeurs.

Insuffisant pour l'Europe

Fédéralisme oblige, le "Plan climat" en Belgique est composé de quatre parties : une wallonne, une bruxelloise, une flamande, une fédérale. En Wallonie et à Bruxelles, les mesures prises sont plus ambitieuses qu'en Flandre mais restent insuffisantes en regard des exigences européennes.

La Wallonie a annoncé fin novembre que son véritable objectif était de réduire ses émissions de 55 % (contre 40 % aujourd'hui), après une large consultation du public. Le gouvernement bruxellois de son côté, a approuvé en octobre la feuille de route qui devrait lui permettre de réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 40 % en 2030 par rapport à 2005 et le mettre sur le chemin du "zéro carbone" pour 2050. Les mesures figurant dans le document traversent l'ensemble des politiques : bâtiment, transport, alimentation, économie circulaire, aménagement du territoire, etc.

Au niveau fédéral, le conseil des ministres a approuvé fin novembre le Plan National Energie-Climat (PNEC) 2021-2030. Il devra permettre à la Belgique de réaliser une réduction de minimum 35% des émissions de gaz à effet de serre d'ici 2030 et contribuer aussi à l'objectif européen d'un minimum de 32% d'énergie renouvelable à l'horizon 2030.

Lire aussi: Les performances climatiques de la Belgique désormais en dessous de la moyenne

La ministre fédérale de l'Energie, de l'Environnement et du Développement durable, Marie Christine Marghem, a salué l'adoption par la Flandre de son plan Energie-Climat, ce qui va permettre à la Belgique de présenter un plan agrégé d'ici le 31 décembre, comme le demande la Commission européenne. "Après l'adoption du plan bruxellois, wallon et fédéral, c'était la dernière contribution nécessaire afin que la Belgique puisse présenter les efforts qu'elle accomplira d'ici 2030. Les discussions entre les différents ministres compétents se poursuivront à partir de mardi à la COP et le plan national sera examiné en comité de concertation le 18 décembre", a précisé la ministre fédérale.

A cause de sa "lasagne institutionnelle",, l'exécutif européen a cependant critiqué le manque de précision et le manque d'ambition de la Belgique dans les énergies renouvelables. L'Europe a aussi jugé que beaucoup de mesures n'étaient que symboliques. Entre-temps, la législation européenne sur le climat est en train d'être modifiée en vue d'un plan beaucoup plus ambitieux. L'Europe, le premier continent à avoir déclaré "l'urgence climatique et environnementale", veut devenir le premier continent climatiquement neutre du monde d'ici 2050. Le paquet de mesures que la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen et le commissaire Frans Timmermans (Green Deal) présenteront ce mercredi aura un impact majeur sur l'industrie, les transports, l'énergie et l'agriculture. Elle va de la rénovation de millions de maisons à la plantation de 2 milliards d'arbres.

Avec un week-end supplémentaire de négociations, et juste avant la COP25 de Madrid, le gouvernement flamand est parvenu à un accord sur son Plan Energie-Climat pour 2030. Il s'agit d'un ensemble de 350 mesures dans des domaines tels que la mobilité, l'agriculture, l'énergie et l'innovation en vue de lutter contre le réchauffement climatique. Ce Plan se révèle toutefois insuffisant pour atteindre les objectifs demandés par l'Europe de réductions des émissions de l'ordre de 35% d'ici 2030 par rapport à 2005. Si l'on s'en tient à ce qui a été décidé, le plan flamand pour le climat se traduira par une réduction des émissions de 32,6% d'ici 2030. Insuffisant. Le Premier ministre flamand Jan Jambon (N-VA) compte sur les innovations technologiques pour combler cet écart. Il évoque une percée possible de la voiture électrique.Parmi les différentes mesures, la limitation de vitesse sur le ring de Bruxelles a attiré l'attention ce lundi. Désormais, les automobilistes ne pourront plus rouler à plus de 100 kilomètres à l'heure. La mesure a cependant un impact très limité sur le climat. La vitesse maximale réduira les émissions de 0,13 mégatonne d'ici 2030. Cela ne représente qu'une fraction de l'effort total (55 mégatonnes).Le Plan flamand pour le climat ne contient pas de nouvelles mesures ambitieuses détaille De Morgen. L'introduction d'une taxe kilométrique pour les voitures n'est pas proposée. Il n'est pas non plus obligatoire de rénover les maisons récemment achetées, même si des prêts à taux 0 sont proposés pour des rénovations écologiques. Le secteur agricole doit réduire ses émissions d'un quart d'ici 2030. Autre solution : la Flandre peut aussi, à terme, acheter des droits d'émission aux Etats membres de l'UE qui répondent aux attentes.Lire aussi: Le plan climat flamand fustigé par l'opposition et les défenseurs de l'environnementPar ailleurs, la Flandre pourrait déjà être sanctionnée parce qu'elle n'atteindra pas ses objectifs climatiques de 2020. Le Conseil socio-économique de Flandre (SERV) estime que les diverses amendes et compensations de CO2 pourraient s'élever jusqu'à 433 millions d'euros, selon un avis de cet organe consultatif des syndicats et employeurs.Fédéralisme oblige, le "Plan climat" en Belgique est composé de quatre parties : une wallonne, une bruxelloise, une flamande, une fédérale. En Wallonie et à Bruxelles, les mesures prises sont plus ambitieuses qu'en Flandre mais restent insuffisantes en regard des exigences européennes. La Wallonie a annoncé fin novembre que son véritable objectif était de réduire ses émissions de 55 % (contre 40 % aujourd'hui), après une large consultation du public. Le gouvernement bruxellois de son côté, a approuvé en octobre la feuille de route qui devrait lui permettre de réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 40 % en 2030 par rapport à 2005 et le mettre sur le chemin du "zéro carbone" pour 2050. Les mesures figurant dans le document traversent l'ensemble des politiques : bâtiment, transport, alimentation, économie circulaire, aménagement du territoire, etc.Au niveau fédéral, le conseil des ministres a approuvé fin novembre le Plan National Energie-Climat (PNEC) 2021-2030. Il devra permettre à la Belgique de réaliser une réduction de minimum 35% des émissions de gaz à effet de serre d'ici 2030 et contribuer aussi à l'objectif européen d'un minimum de 32% d'énergie renouvelable à l'horizon 2030.Lire aussi: Les performances climatiques de la Belgique désormais en dessous de la moyenne La ministre fédérale de l'Energie, de l'Environnement et du Développement durable, Marie Christine Marghem, a salué l'adoption par la Flandre de son plan Energie-Climat, ce qui va permettre à la Belgique de présenter un plan agrégé d'ici le 31 décembre, comme le demande la Commission européenne. "Après l'adoption du plan bruxellois, wallon et fédéral, c'était la dernière contribution nécessaire afin que la Belgique puisse présenter les efforts qu'elle accomplira d'ici 2030. Les discussions entre les différents ministres compétents se poursuivront à partir de mardi à la COP et le plan national sera examiné en comité de concertation le 18 décembre", a précisé la ministre fédérale.A cause de sa "lasagne institutionnelle",, l'exécutif européen a cependant critiqué le manque de précision et le manque d'ambition de la Belgique dans les énergies renouvelables. L'Europe a aussi jugé que beaucoup de mesures n'étaient que symboliques. Entre-temps, la législation européenne sur le climat est en train d'être modifiée en vue d'un plan beaucoup plus ambitieux. L'Europe, le premier continent à avoir déclaré "l'urgence climatique et environnementale", veut devenir le premier continent climatiquement neutre du monde d'ici 2050. Le paquet de mesures que la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen et le commissaire Frans Timmermans (Green Deal) présenteront ce mercredi aura un impact majeur sur l'industrie, les transports, l'énergie et l'agriculture. Elle va de la rénovation de millions de maisons à la plantation de 2 milliards d'arbres.