Les associations déplorent que Fedasil, qui avait décidé de ces critères d'accueil comme une mesure provisoire pour tenter de contrer la pandémie de coronavirus, a poursuivi la pratique bien que cela n'était plus justifié par des impératifs de santé publique. Elles regrettent notamment que les migrants de plus de 15 ans trouvaient porte close à Fedasil après 15h00 et devaient attendre le lendemain pour se présenter à nouveau. "On parle ici d'enfants, une population par définition vulnérable. Cette situation est d'autant plus problématique que, bien souvent, il s'agit de migrants en transit. Ils sont particulièrement réticents à s'adresser aux institutions", avait expliqué Me Marie Doutrepont, avocate des plaignantes. "Quand les associations parviennent à établir un lien de confiance et à les convaincre de s'adresser à Fedasil et qu'ils trouvent une porte fermée, c'est tout un travail de terrain qui est mis à mal", avait-elle déclaré. De leur côté, les défendeurs ont plaidé, outre l'incompétence du tribunal à trancher dans cette affaire et l'irrecevabilité de la plainte, le fait que l'accueil d'urgence des MENA n'est pas de leur ressort mais de ceux des services d'aide à la jeunesse. (Belga)

Les associations déplorent que Fedasil, qui avait décidé de ces critères d'accueil comme une mesure provisoire pour tenter de contrer la pandémie de coronavirus, a poursuivi la pratique bien que cela n'était plus justifié par des impératifs de santé publique. Elles regrettent notamment que les migrants de plus de 15 ans trouvaient porte close à Fedasil après 15h00 et devaient attendre le lendemain pour se présenter à nouveau. "On parle ici d'enfants, une population par définition vulnérable. Cette situation est d'autant plus problématique que, bien souvent, il s'agit de migrants en transit. Ils sont particulièrement réticents à s'adresser aux institutions", avait expliqué Me Marie Doutrepont, avocate des plaignantes. "Quand les associations parviennent à établir un lien de confiance et à les convaincre de s'adresser à Fedasil et qu'ils trouvent une porte fermée, c'est tout un travail de terrain qui est mis à mal", avait-elle déclaré. De leur côté, les défendeurs ont plaidé, outre l'incompétence du tribunal à trancher dans cette affaire et l'irrecevabilité de la plainte, le fait que l'accueil d'urgence des MENA n'est pas de leur ressort mais de ceux des services d'aide à la jeunesse. (Belga)