Dans son rapport semestriel, le Centre national de sécurité et de contre-espionnage (NCSC) cite pour la première fois les groupes divulguant des informations confidentielles, les pirates informatiques indépendants et les groupes extrémistes comme des menaces requérant une attention particulière. Dans ses rapports précédents, le Centre estimait que les principales menaces en matière d'espionnage émanaient de la Russie, la Chine, l'Iran et la Corée du nord, ainsi que des groupes criminels transnationaux. Il inclut désormais Cuba, le Hezbollah libanais, le groupe Etat islamique et le réseau Al-Qaïda comme capables d'opérations d'espionnage. Le NCSC ajoute à sa liste "les entités motivées par l'idéologie comme les cybermilitants, les voleurs d'informations confidentielles et les organisations qui divulguent ces informations", sans oublier les pirates indépendants qui tentent de voler des données sensibles ou couvertes par la propriété intellectuelle. Le rapport ne nomme aucune de ces entités ou organisations, mais WikiLeaks a publié des centaines de milliers de documents secrets américains sur son site internet. Pendant la campagne présidentielle de 2016, le groupe a également diffusé des documents embarrassants pour Hillary Clinton qui avaient été volés par des agents russes qui avaient piraté les ordinateurs du parti démocrate, selon les services de renseignement américains. Grâce à des technologies avancées et bon marché, tout un chacun peut devenir une menace, met en garde le NCSC qui cite les outils biométriques, les drones, l'imagerie à haute résolution, le matériel de surveillance haut-de-gamme ou de cryptage de données. Ces cyberpirates "menacent un éventail plus large de cibles à un risque moindre", note le Centre. Les menaces comprennent aussi "des campagnes malveillantes d'influence" en ligne pour "semer la division dans notre société, saper la confiance dans nos institutions démocratiques et affaiblir son alliances". Les services d'espionnage russes avaient mené une large campagne de désinformation et de propagande avant la présidentielle de 2016, selon Washington. Selon le NCSC, le risque de manipulation politique en ligne est aussi élevé que les menaces contre les infrastructures sensibles, comme les centrales électriques, ou l'espionnage traditionnel. Le rapport a été publié quelques heures après l'inculpation aux Etats-Unis de quatre membres de l'armée chinoise accusés d'avoir volé les données personnelles de 145 millions de clients de l'agence de crédit américaine Equifax. (Belga)

Dans son rapport semestriel, le Centre national de sécurité et de contre-espionnage (NCSC) cite pour la première fois les groupes divulguant des informations confidentielles, les pirates informatiques indépendants et les groupes extrémistes comme des menaces requérant une attention particulière. Dans ses rapports précédents, le Centre estimait que les principales menaces en matière d'espionnage émanaient de la Russie, la Chine, l'Iran et la Corée du nord, ainsi que des groupes criminels transnationaux. Il inclut désormais Cuba, le Hezbollah libanais, le groupe Etat islamique et le réseau Al-Qaïda comme capables d'opérations d'espionnage. Le NCSC ajoute à sa liste "les entités motivées par l'idéologie comme les cybermilitants, les voleurs d'informations confidentielles et les organisations qui divulguent ces informations", sans oublier les pirates indépendants qui tentent de voler des données sensibles ou couvertes par la propriété intellectuelle. Le rapport ne nomme aucune de ces entités ou organisations, mais WikiLeaks a publié des centaines de milliers de documents secrets américains sur son site internet. Pendant la campagne présidentielle de 2016, le groupe a également diffusé des documents embarrassants pour Hillary Clinton qui avaient été volés par des agents russes qui avaient piraté les ordinateurs du parti démocrate, selon les services de renseignement américains. Grâce à des technologies avancées et bon marché, tout un chacun peut devenir une menace, met en garde le NCSC qui cite les outils biométriques, les drones, l'imagerie à haute résolution, le matériel de surveillance haut-de-gamme ou de cryptage de données. Ces cyberpirates "menacent un éventail plus large de cibles à un risque moindre", note le Centre. Les menaces comprennent aussi "des campagnes malveillantes d'influence" en ligne pour "semer la division dans notre société, saper la confiance dans nos institutions démocratiques et affaiblir son alliances". Les services d'espionnage russes avaient mené une large campagne de désinformation et de propagande avant la présidentielle de 2016, selon Washington. Selon le NCSC, le risque de manipulation politique en ligne est aussi élevé que les menaces contre les infrastructures sensibles, comme les centrales électriques, ou l'espionnage traditionnel. Le rapport a été publié quelques heures après l'inculpation aux Etats-Unis de quatre membres de l'armée chinoise accusés d'avoir volé les données personnelles de 145 millions de clients de l'agence de crédit américaine Equifax. (Belga)