Les exportations wallonnes, qui ont augmenté de 8% l'année dernière, se font essentiellement en Europe actuellement. Il faut dès lors se tourner vers les pays émergents et accompagner les entreprises et PME à travailler à l'international, estime Pierre-Yves Jeholet, sur le chemin du retour vers la Belgique. "La Flandre exporte davantage vers de tels pays. Il ne faut pas être frileux. Nous avons de l'expertise." Il cite notamment le savoir-faire des entreprises dans les secteurs des biotechnologies, de la logistique (qui est davantage le lot de la Flandre, NDLR) ou de l'industrie pharmaceutique. L'épisode du Ceta, lors duquel la majorité wallonne d'alors PS-cdH avait tardé à donner son accord de ratification au gouvernement fédéral, attirant tous les yeux européens et canadiens sur elle, a été "mauvais" pour la Wallonie, lui donnant une image "protectionniste", déplore le ministre libéral, désormais au pouvoir avec le parti humaniste. Depuis lors, les exportations avec le Canada ont tout de même augmenté de 118%, souligne-t-il. Il y a donc tout intérêt à avoir un accord de libre-échange avec les pays du Mercosur (Marché commun du sud), souligne-t-il. L'Argentine, par où est passée la mission économique emmenée par la princesse Astrid, fait partie de cette zone. Le ministre des Affaires étrangères Didier Reynders y a constaté une même volonté d'ouverture et de moins de protectionnisme. "Nous avons fait des progrès gigantesques grâce au Ceta. Mais il faut bien sûr fixer des limitations très strictes et vérifier l'impact sur les différents secteurs concernés. Nos entreprises en bénéficient en tous les cas de façon très importante et veulent avoir beaucoup plus d'accès à l'extérieur de l'Union européenne", analyse-t-il. "La Belgique est perçue comme un point d'entrée sur le marché européen, avec ses capacités logistiques, portuaires et aéroportuaires. L'Uruguay, qui partage de nombreuses similarités avec notre pays, dont la taille et le fait d'être entourée de grands pays voisins (Argentine et Brésil), peut, lui aussi, servir de point d'entrée au reste du continent", poursuit le ministre. "Nous devons donc avoir des partenaires un peu partout dans le monde. Ce sera un bénéfice pour nos entreprises, qui pourront alors aller dans de nombreux endroits", ajoute encore Didier Reynders, qui espère que les négociations UE-Mercosur pourront avancer durant le mois de juillet. Un sommet entre l'Europe et les pays du Celac (Communauté d'Etats latino-américains et Caraïbes) aura d'ailleurs lieu à Bruxelles les 16 et 17 août. (Belga)

Les exportations wallonnes, qui ont augmenté de 8% l'année dernière, se font essentiellement en Europe actuellement. Il faut dès lors se tourner vers les pays émergents et accompagner les entreprises et PME à travailler à l'international, estime Pierre-Yves Jeholet, sur le chemin du retour vers la Belgique. "La Flandre exporte davantage vers de tels pays. Il ne faut pas être frileux. Nous avons de l'expertise." Il cite notamment le savoir-faire des entreprises dans les secteurs des biotechnologies, de la logistique (qui est davantage le lot de la Flandre, NDLR) ou de l'industrie pharmaceutique. L'épisode du Ceta, lors duquel la majorité wallonne d'alors PS-cdH avait tardé à donner son accord de ratification au gouvernement fédéral, attirant tous les yeux européens et canadiens sur elle, a été "mauvais" pour la Wallonie, lui donnant une image "protectionniste", déplore le ministre libéral, désormais au pouvoir avec le parti humaniste. Depuis lors, les exportations avec le Canada ont tout de même augmenté de 118%, souligne-t-il. Il y a donc tout intérêt à avoir un accord de libre-échange avec les pays du Mercosur (Marché commun du sud), souligne-t-il. L'Argentine, par où est passée la mission économique emmenée par la princesse Astrid, fait partie de cette zone. Le ministre des Affaires étrangères Didier Reynders y a constaté une même volonté d'ouverture et de moins de protectionnisme. "Nous avons fait des progrès gigantesques grâce au Ceta. Mais il faut bien sûr fixer des limitations très strictes et vérifier l'impact sur les différents secteurs concernés. Nos entreprises en bénéficient en tous les cas de façon très importante et veulent avoir beaucoup plus d'accès à l'extérieur de l'Union européenne", analyse-t-il. "La Belgique est perçue comme un point d'entrée sur le marché européen, avec ses capacités logistiques, portuaires et aéroportuaires. L'Uruguay, qui partage de nombreuses similarités avec notre pays, dont la taille et le fait d'être entourée de grands pays voisins (Argentine et Brésil), peut, lui aussi, servir de point d'entrée au reste du continent", poursuit le ministre. "Nous devons donc avoir des partenaires un peu partout dans le monde. Ce sera un bénéfice pour nos entreprises, qui pourront alors aller dans de nombreux endroits", ajoute encore Didier Reynders, qui espère que les négociations UE-Mercosur pourront avancer durant le mois de juillet. Un sommet entre l'Europe et les pays du Celac (Communauté d'Etats latino-américains et Caraïbes) aura d'ailleurs lieu à Bruxelles les 16 et 17 août. (Belga)