Les syndicats ont annoncé mi-janvier qu'ils ne souhaitaient plus négocier avec le patronat une norme salariale sur base de la marge de 0,4% calculée par le Conseil central de l'économie. "Il est impossible de négocier des augmentations salariales suffisantes à l'intérieur d'un carcan aussi étriqué", avaient-ils affirmé. "Un tel accord ne se conclut jamais aisément", a souligné Pierre-Yves Dermagne mardi en commission. "Il demande un équilibre subtil entre les syndicats et les représentants des employeurs et cet équilibre est encore plus difficile à atteindre en période d'incertitude économique. Je suis convaincu que les partenaires sociaux pourront parvenir à un accord. Aucun partenaire n'a dit qu'il quittait définitivement la table. Donnons du temps à la concertation", a-t-il indiqué. M. Dermagne a rappelé que le Groupe des dix, qui réunit patronat et syndicats, dispose de deux mois pour conclure un accord à partir de la publication du rapport du Conseil central de l'Economie intervenu le 14 janvier. Le ministre de l'Economie a par ailleurs exprimé sa volonté de se montrer "créatif" pour "donner vie à un accord social". "L'accord de gouvernement stipule que l'utilisation de circulaires sera privilégiée. Cela donne une marge de manoeuvre qui n'existe pas dans la loi de 1996. Je m'en servirai si nécessaire", a-t-il assuré. Tous les deux ans, les syndicats et les employeurs négocient sur les conditions salariales et de travail dans le secteur privé. Ils le font sur base d'un rapport du Conseil central de l'économie (CCE). Selon ce rapport, les salaires ne pourront augmenter que de 0,4% cette année et l'année prochaine, hors index. En ce qui concerne la répartition de l'enveloppe bien-être, Pierre-Yves Dermagne a rappelé qu'un accord entre les partenaires sociaux était attendu fin janvier. "Si ce n'est pas le cas, les ministres concernés, à savoir Karine Lalieux (pensions), Frank Vandenbroucke (Santé) et moi-même proposeront une répartition des enveloppes." (Belga)

Les syndicats ont annoncé mi-janvier qu'ils ne souhaitaient plus négocier avec le patronat une norme salariale sur base de la marge de 0,4% calculée par le Conseil central de l'économie. "Il est impossible de négocier des augmentations salariales suffisantes à l'intérieur d'un carcan aussi étriqué", avaient-ils affirmé. "Un tel accord ne se conclut jamais aisément", a souligné Pierre-Yves Dermagne mardi en commission. "Il demande un équilibre subtil entre les syndicats et les représentants des employeurs et cet équilibre est encore plus difficile à atteindre en période d'incertitude économique. Je suis convaincu que les partenaires sociaux pourront parvenir à un accord. Aucun partenaire n'a dit qu'il quittait définitivement la table. Donnons du temps à la concertation", a-t-il indiqué. M. Dermagne a rappelé que le Groupe des dix, qui réunit patronat et syndicats, dispose de deux mois pour conclure un accord à partir de la publication du rapport du Conseil central de l'Economie intervenu le 14 janvier. Le ministre de l'Economie a par ailleurs exprimé sa volonté de se montrer "créatif" pour "donner vie à un accord social". "L'accord de gouvernement stipule que l'utilisation de circulaires sera privilégiée. Cela donne une marge de manoeuvre qui n'existe pas dans la loi de 1996. Je m'en servirai si nécessaire", a-t-il assuré. Tous les deux ans, les syndicats et les employeurs négocient sur les conditions salariales et de travail dans le secteur privé. Ils le font sur base d'un rapport du Conseil central de l'économie (CCE). Selon ce rapport, les salaires ne pourront augmenter que de 0,4% cette année et l'année prochaine, hors index. En ce qui concerne la répartition de l'enveloppe bien-être, Pierre-Yves Dermagne a rappelé qu'un accord entre les partenaires sociaux était attendu fin janvier. "Si ce n'est pas le cas, les ministres concernés, à savoir Karine Lalieux (pensions), Frank Vandenbroucke (Santé) et moi-même proposeront une répartition des enveloppes." (Belga)