Ingénieur civil de formation, Philippe Henry, né en avril 1971 à Charleroi, a étudié à l'Université de Liège. Le parcours politique wallon de cet ancien président de la Fédération des Etudiants Francophones (FEF) remonte à 1999, année de sa première élection au parlement de la Région du Sud du pays. C'est toutefois au milieu des années'90, au sein du mouvement étudiant que germe en lui un profil politique et en tout cas son sens du combat pour les idées. Durant sa formation, il est président de la Fédé, la délégation étudiante de l'ULg, puis, en 1994 et 1995, de la Fédération des étudiants francophone (FEF), à l'époque des grandes grèves contre la réforme de l'enseignement supérieur. Il est élu député régional et communautaire en 1999, des mandats qu'il conserve jusqu'en 2004. Conseiller communal à Sprimont et Directeur politique d'Ecolo, il est également élu député fédéral en 2007. Deux ans plus tard, à la suite du succès électoral d'Ecolo aux élections régionales, il est nommé ministre wallon de l'Environnement, de l'Aménagement du Territoire, de la Mobilité, du Transport et des sites désaffectés au sein du gouvernement Demotte II. En 2014, il échappe à la débâcle des Verts et reste député wallon tout en étant désigné sénateur de communauté. Dans la nuit de jeudi à vendredi, les militants d'Ecolo l'ont finalement préféré, au terme d'un vote serré, à Manu Di Sabato pour le poste de ministre wallon en charge du Climat, de la Mobilité, des Infrastructures et de l'Energie. (Belga)