"Nous nous préparions à cette éventualité. Une task-force avait été mise en place depuis de nombreux mois et les agents du département Nature et Forêt (DNF) avaient été formés à l'enlèvement de cadavres de bêtes infectées", a déclaré le ministre en précisant que la zone de sécurité de 63.000 hectares a été délimitée "en traçant un rayon de 20 kilomètres à partir des 2 premiers cas découverts". Au total, un tiers de la forêt de la province de Luxembourg est concernée. Dans cette zone, la chasse aux grands gibiers est provisoirement interdite afin d'éviter une dispersion des populations de sangliers. Le nourrissage est également prohibé tout comme la circulation en forêt. Ces mesures, vivement recommandées par l'Union européenne à la lumière de ce qui a été mis en ?uvre avec succès en République tchèque, sont d'application jusqu'au 14 octobre inclus. L'objectif, a poursuivi le ministre, est de circonscrire un périmètre le plus petit possible qui pourra ensuite faire l'objet de mesures telles que l'installation de clôtures. "Mais à l'heure actuelle, la priorité, c'est de détecter les cadavres et de les enlever. J'espère que cette phase ne prendra pas plus d'un mois mais je n'en suis pas certain. Une fois ce travail effectué, on pourra reconsidérer le périmètre de la zone de sécurité et les différentes interdictions touchant la forêt", a ajouté René Collin. Ce dernier est par ailleurs revenu sur l'origine des animaux infectés alors que la piste de sangliers importés en Belgique est parfois évoquée. "Je n'ai aucun tabou et je ne défends aucune thèse. Ce que me disent les spécialistes, c'est qu'il y a de très fortes probabilités que cette contamination soit du fait de l'homme, via des restes de nourriture, des vêtements ou des chaussures. Chacun peut être un vecteur potentiel de la maladie", a justifié le ministre en rappelant que l'importation de sangliers est illégale en Belgique, contrairement à la France. "Sur les 10 dernières années, aucun pv n'a été dressé", a encore assuré M. Collin qui rencontrera demain/jeudi, à Namur, les représentants du secteur porcin wallon. Depuis la fin de la semaine dernière, 5 cadavres de sangliers atteints de la peste porcine africaine - une maladie non-transmissible à l'homme affectant les sangliers, les cochons et les phacochères, ont été découverts dans le sud de la province de Luxembourg. Mardi, 5 nouveaux cadavres ont été retrouvés dans la zone de sécurité mais les résultats des analyses pratiquées ne sont pas encore connus. (Belga)

"Nous nous préparions à cette éventualité. Une task-force avait été mise en place depuis de nombreux mois et les agents du département Nature et Forêt (DNF) avaient été formés à l'enlèvement de cadavres de bêtes infectées", a déclaré le ministre en précisant que la zone de sécurité de 63.000 hectares a été délimitée "en traçant un rayon de 20 kilomètres à partir des 2 premiers cas découverts". Au total, un tiers de la forêt de la province de Luxembourg est concernée. Dans cette zone, la chasse aux grands gibiers est provisoirement interdite afin d'éviter une dispersion des populations de sangliers. Le nourrissage est également prohibé tout comme la circulation en forêt. Ces mesures, vivement recommandées par l'Union européenne à la lumière de ce qui a été mis en ?uvre avec succès en République tchèque, sont d'application jusqu'au 14 octobre inclus. L'objectif, a poursuivi le ministre, est de circonscrire un périmètre le plus petit possible qui pourra ensuite faire l'objet de mesures telles que l'installation de clôtures. "Mais à l'heure actuelle, la priorité, c'est de détecter les cadavres et de les enlever. J'espère que cette phase ne prendra pas plus d'un mois mais je n'en suis pas certain. Une fois ce travail effectué, on pourra reconsidérer le périmètre de la zone de sécurité et les différentes interdictions touchant la forêt", a ajouté René Collin. Ce dernier est par ailleurs revenu sur l'origine des animaux infectés alors que la piste de sangliers importés en Belgique est parfois évoquée. "Je n'ai aucun tabou et je ne défends aucune thèse. Ce que me disent les spécialistes, c'est qu'il y a de très fortes probabilités que cette contamination soit du fait de l'homme, via des restes de nourriture, des vêtements ou des chaussures. Chacun peut être un vecteur potentiel de la maladie", a justifié le ministre en rappelant que l'importation de sangliers est illégale en Belgique, contrairement à la France. "Sur les 10 dernières années, aucun pv n'a été dressé", a encore assuré M. Collin qui rencontrera demain/jeudi, à Namur, les représentants du secteur porcin wallon. Depuis la fin de la semaine dernière, 5 cadavres de sangliers atteints de la peste porcine africaine - une maladie non-transmissible à l'homme affectant les sangliers, les cochons et les phacochères, ont été découverts dans le sud de la province de Luxembourg. Mardi, 5 nouveaux cadavres ont été retrouvés dans la zone de sécurité mais les résultats des analyses pratiquées ne sont pas encore connus. (Belga)