"Toute tentative d'exploiter Hong Kong pour mener des activités d'infiltration ou de sabotage contre le continent (la Chine continentale, ndlr) franchit la ligne rouge (...), est absolument intolérable", a déclaré un porte-parole du bureau hongkongais du ministère chinois des Affaires étrangères. "Nous exhortons à nouveau les organes des pays concernés à Hong Kong à cesser immédiatement (...) de se mêler des affaires de Hong Kong et des affaires intérieures de la Chine en général, et d'éviter de jouer avec le feu", a-t-il ajouté. Des bougies étaient allumées vendredi soir aux fenêtres du bâtiment du consulat américain, qui jouxte la résidence de la dirigeante de Hong Kong nommée par Pékin, Carrie Lam, ainsi qu'à celles du bureau de l'Union européenne. Ces missions diplomatiques ont également publié des photographies de leurs hommages à Tiananmen faits de chandelles, sur les réseaux sociaux. Pendant trois décennies à Hong Kong, des foules immenses organisaient des veillées aux chandelles le 4 juin en mémoire des personnes tuées en 1989 lors de la répression du mouvement pro-démocratie à Pékin. Mais cette année, toute commémoration était formellement interdite par les autorités chinoises dans l'ex-colonie britannique. Les forces de l'ordre ont notamment interdit l'accès au Parc Victoria vendredi, qui était le lieu traditionnel de ralliement pour ces commémorations. Certains habitants de Hong Kong ont cependant trouvé d'autres moyens de commémorer cet anniversaire, notamment en allumant de petites lumières dans les rues ou aux fenêtres, en soirée. Les autorités ont invoqué comme l'an passé les restrictions liées à la pandémie de coronavirus pour interdire la veillée. Pourtant, la ville n'a enregistré aucun cas de contamination locale d'origine non identifiée en plus d'un mois. L'an dernier, la police l'avait déjà interdite, mais avait observé sans intervenir le rassemblement de milliers de personnes dans le Parc Victoria. Certains organisateurs ont depuis écopé de peines d'emprisonnement. En un an, le climat politique s'est considérablement dégradé dans l'ex-colonie britannique avec la répression implacable du mouvement pro-démocratie qui avait mobilisé massivement dans les rues en 2019 la population contre les ingérences de Pékin. (Belga)

"Toute tentative d'exploiter Hong Kong pour mener des activités d'infiltration ou de sabotage contre le continent (la Chine continentale, ndlr) franchit la ligne rouge (...), est absolument intolérable", a déclaré un porte-parole du bureau hongkongais du ministère chinois des Affaires étrangères. "Nous exhortons à nouveau les organes des pays concernés à Hong Kong à cesser immédiatement (...) de se mêler des affaires de Hong Kong et des affaires intérieures de la Chine en général, et d'éviter de jouer avec le feu", a-t-il ajouté. Des bougies étaient allumées vendredi soir aux fenêtres du bâtiment du consulat américain, qui jouxte la résidence de la dirigeante de Hong Kong nommée par Pékin, Carrie Lam, ainsi qu'à celles du bureau de l'Union européenne. Ces missions diplomatiques ont également publié des photographies de leurs hommages à Tiananmen faits de chandelles, sur les réseaux sociaux. Pendant trois décennies à Hong Kong, des foules immenses organisaient des veillées aux chandelles le 4 juin en mémoire des personnes tuées en 1989 lors de la répression du mouvement pro-démocratie à Pékin. Mais cette année, toute commémoration était formellement interdite par les autorités chinoises dans l'ex-colonie britannique. Les forces de l'ordre ont notamment interdit l'accès au Parc Victoria vendredi, qui était le lieu traditionnel de ralliement pour ces commémorations. Certains habitants de Hong Kong ont cependant trouvé d'autres moyens de commémorer cet anniversaire, notamment en allumant de petites lumières dans les rues ou aux fenêtres, en soirée. Les autorités ont invoqué comme l'an passé les restrictions liées à la pandémie de coronavirus pour interdire la veillée. Pourtant, la ville n'a enregistré aucun cas de contamination locale d'origine non identifiée en plus d'un mois. L'an dernier, la police l'avait déjà interdite, mais avait observé sans intervenir le rassemblement de milliers de personnes dans le Parc Victoria. Certains organisateurs ont depuis écopé de peines d'emprisonnement. En un an, le climat politique s'est considérablement dégradé dans l'ex-colonie britannique avec la répression implacable du mouvement pro-démocratie qui avait mobilisé massivement dans les rues en 2019 la population contre les ingérences de Pékin. (Belga)