Après plus de neuf mois de négociations, les chefs de partis de la future coalition néerlandaise ont présenté mercredi un texte d'accord de gouvernement prévoyant des investissements de 35 milliards d'euros, notamment pour lutter contre le changement climatique et construire deux nouvelles centrales nucléaires. Mark Rutte, Premier ministre depuis octobre 2010, pourra ainsi accomplir un quatrième mandat. Le gouvernement avait démissionné en janvier à la suite d'un scandale administratif au cours duquel des milliers de parents avaient été accusés à tort de fraude aux allocations familiales. M. Rutte a déclaré devant le parlement que la future coalition "poserait les fondations pour la prochaine génération", notamment concernant le changement climatique, une menace majeure pour les Pays-Bas dont un tiers du territoire se trouve sous le niveau de la mer. "Nous n'allons pas restaurer la confiance avec cet accord de coalition. Tout dépendra de la mise en oeuvre de cet accord", a reconnu M. Rutte. "Nous voulons restaurer cette confiance dans la politique et le gouvernement", a-t-il souligné. La future coalition s'est également engagée à travailler pour surmonter les conséquenses de la pandémie. L'accord conclu par les quatre partis, le VVD de centre droit de M. Rutte, le D66 de centre gauche, le CDA de centre droit et Christen Unie (conservateurs), sera soumis mercredi au parlement. La chef du parti D66 Sigrid Kaag a déclaré qu'un "long chemin" avait été parcouru depuis avril, lorsqu'elle avait voté contre M. Rutte une motion de défiance alors qu'il avait été soupçonné d'avoir menti au cours des négociations pour former une nouvelle coalition. "Ce fut un très long processus", a ajouté Mme Kaag, qui a elle-même démissionné en août de son poste de ministre des Affaires étrangères en exercice après avoir été mise en cause pour sa gestion des évacuations d'Afghanistan après la prise du pouvoir par les talibans. Les députés de l'opposition ont critiqué l'intention de la coalition de limiter les dépenses de santé, en dépit de la pandémie de Covid-19 qui a fait 20.214 morts aux Pays-Bas, pour une population de 17 millions d'habitants. "Ce que vous faites est irresponsable", a lancé Jesse Klaver, chef du parti écologiste de gauche GroenLinks. Le nouveau gouvernement devrait être investi en janvier. Le gouvernement sortant continue à gérer les affaires courantes. Les négociations, entamées après les élections législatives mi-mars, auront duré 271 jours, un nouveau record pour les Pays-Bas après 225 jours sans gouvernement en 2017, mais encore loin du record belge de 541 jours sans gouvernement en exercice. (Belga)

Après plus de neuf mois de négociations, les chefs de partis de la future coalition néerlandaise ont présenté mercredi un texte d'accord de gouvernement prévoyant des investissements de 35 milliards d'euros, notamment pour lutter contre le changement climatique et construire deux nouvelles centrales nucléaires. Mark Rutte, Premier ministre depuis octobre 2010, pourra ainsi accomplir un quatrième mandat. Le gouvernement avait démissionné en janvier à la suite d'un scandale administratif au cours duquel des milliers de parents avaient été accusés à tort de fraude aux allocations familiales. M. Rutte a déclaré devant le parlement que la future coalition "poserait les fondations pour la prochaine génération", notamment concernant le changement climatique, une menace majeure pour les Pays-Bas dont un tiers du territoire se trouve sous le niveau de la mer. "Nous n'allons pas restaurer la confiance avec cet accord de coalition. Tout dépendra de la mise en oeuvre de cet accord", a reconnu M. Rutte. "Nous voulons restaurer cette confiance dans la politique et le gouvernement", a-t-il souligné. La future coalition s'est également engagée à travailler pour surmonter les conséquenses de la pandémie. L'accord conclu par les quatre partis, le VVD de centre droit de M. Rutte, le D66 de centre gauche, le CDA de centre droit et Christen Unie (conservateurs), sera soumis mercredi au parlement. La chef du parti D66 Sigrid Kaag a déclaré qu'un "long chemin" avait été parcouru depuis avril, lorsqu'elle avait voté contre M. Rutte une motion de défiance alors qu'il avait été soupçonné d'avoir menti au cours des négociations pour former une nouvelle coalition. "Ce fut un très long processus", a ajouté Mme Kaag, qui a elle-même démissionné en août de son poste de ministre des Affaires étrangères en exercice après avoir été mise en cause pour sa gestion des évacuations d'Afghanistan après la prise du pouvoir par les talibans. Les députés de l'opposition ont critiqué l'intention de la coalition de limiter les dépenses de santé, en dépit de la pandémie de Covid-19 qui a fait 20.214 morts aux Pays-Bas, pour une population de 17 millions d'habitants. "Ce que vous faites est irresponsable", a lancé Jesse Klaver, chef du parti écologiste de gauche GroenLinks. Le nouveau gouvernement devrait être investi en janvier. Le gouvernement sortant continue à gérer les affaires courantes. Les négociations, entamées après les élections législatives mi-mars, auront duré 271 jours, un nouveau record pour les Pays-Bas après 225 jours sans gouvernement en 2017, mais encore loin du record belge de 541 jours sans gouvernement en exercice. (Belga)