Parlant d'un "débat de principe" pour décrire son opposition pendant les négociations de l'accord de libre-échange entre le Canada et l'Union européenne (CETA), Paul Magnette a cherché à "convaincre la Commission européenne de commencer à changer en profondeur les orientations de sa politique commerciale".

"La politique commerciale de l'Union européenne n'a pas du tout été à la hauteur des enjeux", menant à une méfiance croissante des citoyens européens face au libre-échange, a estimé M. Magnette en revenant sur l'évolution de la mondialisation au cours des dernières décennies devant le Conseil des relations internationales de Montréal (Corim). Le commerce ne doit plus être "considéré comme une fin en soi", selon lui, mais comme un "instrument utile à remettre de l'ordre sur le plan mondial", notamment pour avancer dans la lutte contre le changement climatique.

Une "lente prise de conscience par les milieux européens du besoin de repenser en profondeur notre politique commerciale", notamment en admettant que la mondialisation "crée aussi des perdants" a récemment eu lieu, selon le socialiste. Cependant, ce tournant amorcé au sein des institutions de Bruxelles serait "trop timide", et "si l'Europe veut retrouver la confiance de ses concitoyens... il faut repenser de manière beaucoup plus radicale la manière dont nous faisons de la politique commerciale".

Selon M. Magnette, l'Union Européenne doit "tirer les leçons" de son histoire pour "re-façonner une politique commerciale qui soit vraiment à la hauteur des attentes de l'immense majorité des citoyens européens".

L'abandon des mécanismes d'arbitrage privés pour revenir aux juridictions nationales, la lutte accrue contre la fraude fiscale et l'inclusion systématique de clauses assurant la protection de l'environnement figurent parmi les priorités affichées par Paul Magnette dans le cadre de futurs traités de libre-échange.

Parlant d'un "débat de principe" pour décrire son opposition pendant les négociations de l'accord de libre-échange entre le Canada et l'Union européenne (CETA), Paul Magnette a cherché à "convaincre la Commission européenne de commencer à changer en profondeur les orientations de sa politique commerciale"."La politique commerciale de l'Union européenne n'a pas du tout été à la hauteur des enjeux", menant à une méfiance croissante des citoyens européens face au libre-échange, a estimé M. Magnette en revenant sur l'évolution de la mondialisation au cours des dernières décennies devant le Conseil des relations internationales de Montréal (Corim). Le commerce ne doit plus être "considéré comme une fin en soi", selon lui, mais comme un "instrument utile à remettre de l'ordre sur le plan mondial", notamment pour avancer dans la lutte contre le changement climatique. Une "lente prise de conscience par les milieux européens du besoin de repenser en profondeur notre politique commerciale", notamment en admettant que la mondialisation "crée aussi des perdants" a récemment eu lieu, selon le socialiste. Cependant, ce tournant amorcé au sein des institutions de Bruxelles serait "trop timide", et "si l'Europe veut retrouver la confiance de ses concitoyens... il faut repenser de manière beaucoup plus radicale la manière dont nous faisons de la politique commerciale". Selon M. Magnette, l'Union Européenne doit "tirer les leçons" de son histoire pour "re-façonner une politique commerciale qui soit vraiment à la hauteur des attentes de l'immense majorité des citoyens européens". L'abandon des mécanismes d'arbitrage privés pour revenir aux juridictions nationales, la lutte accrue contre la fraude fiscale et l'inclusion systématique de clauses assurant la protection de l'environnement figurent parmi les priorités affichées par Paul Magnette dans le cadre de futurs traités de libre-échange.