Patrick Dewael restera, en principe, en fonction au moins jusqu'à ce qu'un nouveau gouvernement fédéral soit formé. La fonction de président de la Chambre fait partie de la négociation sur l'attribution des postes ministériels.

Dans une première allocution, M. Dewael a appelé la Chambre à prendre ses responsabilités en cette "période turbulente" consécutive aux élections du 26 mai. Les électeurs ont voté de manière fort éparpillée et l'écart idéologique n'a jamais été aussi grand entre le nord et le sud du pays. La Chambre devra assumer son rôle de contrôle avec rigueur, a souligné le président de l'assemblée. Il a notamment suggéré que les propositions de loi déposées par les députés fassent l'objet d'un examen budgétaire par la Cour des comptes. Les commissions débuteront leurs travaux en septembre.

Alors que la formation du gouvernement s'annonce "très difficile", la Chambre devra lancer un certain nombre de chantiers en vue de rencontrer certains défis tels que l'enjeu climatique, la situation internationale, la durabilité des pensions ou l'exécution de la participation citoyenne, par exemple, via des pétitions en ligne, a encore dit M. Dewael.

Le président de l'assemblée a également appelé les députés à réfléchir à l'adaptation des commissions, compétentes pour des thématiques transversales ou relevant essentiellement d'autres niveaux de pouvoir, telles que l'enseignement, l'agriculture, le climat. Il a convié à une réflexion sur la numérisation des travaux de l'assemblée.

Outre le président, la Chambre a également marqué son accord jeudi sur les candidatures présentées par les trois plus grands groupes politiques pour les vice-présidences de l'assemblée. Il s'agira de Valerie Van Peel (N-VA), Cécile Thibaut (Ecolo-Groen) et Frédéric Daerden (PS).