Un groupe d'experts des Nations unies a exhorté lundi passé la Belgique à présenter des excuses pour cette page sombre de son histoire, l'un d'eux notant au passage le "mur du silence" qui existait sur cette question.

La classe politique fait depuis lors preuve d'une très grande prudence à ce sujet. Le président de la N-VA, Bart De Wever, s'est prononcé en faveur d'excuses prononcées par le Roi, l'aventure coloniale ayant commencé à l'initiative du roi Leopold II et une grande partie des atrocités commises au Congo l'ont été alors que le pays était placé sous son autorité personnelle.

Au MR, le député Richard Miller a insisté dimanche sur la nécessité d'un débat parlementaire le plus complet possible et, à titre personnel, s'est dit favorable à des excuses.

En 2017, les Verts ont déposé une proposition de résolution relative à ce travail de mémoire sur le passé colonial. Cet été, après l'incident raciste au Pukkelpop, ils avaient annoncé qu'ils en faisaient leur priorité en commission des Relations extérieures de la Chambre avant de retirer le texte de l'ordre du jour quelques semaines plus tard, estimant qu'il restait trop peu de temps pour mener à bien la discussion.