"En ce qui concerne le MR, les choses sont claires: il n'y aura pas demain/mardi de débat national sur un problème de piscine à Ostende", a-t-il précisé.

Le nouveau président de la commission, Ortwin Depoortere (Vlaams Belang), a convoqué une réunion demain mardi. A l'agenda de celle-ci figurent la nomination des vice-présidents, l'organisation des travaux ainsi qu'une question de Dries Van Langenhove (Vlaams Belang) au ministre de l'Intérieur Pieter De Crem relative aux "nuisances des allochtones dans les zones récréatives et les piscines à ciel ouvert".

La presse flamande s'est fait l'écho ces dernières semaines d'incidents dans des piscines à ciel ouvert, provoqués par des jeunes en bandes à Kessel Lo, Diest et Ostende. Le monde politique a été interpellé et plusieurs personnalités ont appelé à des réponses sécuritaires. Aussitôt nommé, le président Ortwin Depoortere avait annoncé une convocation de sa commission à propos de nuisances des "allochtones", un qualificatif controversé visant des personnes d'origine étrangère.

Dans un "message au président" de la commission, Denis Ducarme rappelle lui les règles de fonctionnement en vigueur à la Chambre. Un président a le droit de convoquer sa commission mais l'ordre des travaux doit permettre aux députés qui en sont membres d'en fixer l'agenda. Les questions inscrites peuvent être posées, d'autres peuvent être jointes, il ne revient pas à un président de commission de convoquer seul un ministre dans le cadre d'un débat.

"La commission de l'Intérieur ne sera pas le jouet du Vlaams Belang. Il n'est pas question que le président puisse instrumentaliser cette commission. Il est hors de question pour le MR qu'on organise à la Chambre un débat national sur la piscine communale d'Ostende", insiste Denis Ducarme.

Ce faisant, l'élu réformateur appelle également ses collègues parlementaires à une même vigilance. Il leur demande d'adopter une position similaire sur cette question. Demain, la commission de l'Intérieur se réunit pour la première fois sous la présidence d'un élu Vlaams Belang. "C'est un peu le crash-test", prévient-il.