Premier parti politique au Conseil et au Parlement européen, le PPE a vu son candidat à la présidence de la Commission, l'Allemand Manfred Weber, recalé lors d'un précédent sommet le 20 juin dernier. Face à cet écueil, des négociations ont été entreprises entre les leaders de l'UE présents, vendredi et samedi, à Osaka pour une réunion du G20. Lors de celles-ci, la chancelière allemande, Angela Merkel, aurait accepté au nom du PPE de soutenir la nomination du candidat de la famille sociale-démocrate - la deuxième en importance -, le Néerlandais Frans Timmermans, à condition d'obtenir les présidences du Parlement européen et du Conseil. Les libéraux européens, troisième famille politique dans l'UE, ont toutefois contesté cet accord et réclamé la présidence du Conseil. Si Mme Merkel semblait ouverte au compromis, les autres membres du PPE au Conseil ont critiqué ce positionnement et souligné dimanche qu'ils souhaitaient à nouveau obtenir la présidence de la Commission. "Aucun des dirigeants du PPE n'a accepté" ce qui a été négocié à Osaka, a lancé le Premier ministre irlandais, Leo Varadkar, membre du PPE, peu avant l'entame du sommet. Constatant rapidement le blocage, le président du Conseil européen Donald Tusk a suspendu le sommet à 28 dimanche soir vers 23h00 afin de mener des consultations bilatérales. Celles-ci étaient toujours en cours lundi matin. L'objectif reste d'avoir un accord sur la présidence de la Commission, mais aussi sur celles du Conseil et de la Banque centrale européenne, ainsi que sur le poste de haut représentant de l'UE pour les Affaires étrangères. La répartition de ces postes devrait tenir compte des équilibres géographiques - entre l'est et l'ouest de l'Europe, le nord et le sud -, mais aussi entre hommes et femmes. (Belga)

Premier parti politique au Conseil et au Parlement européen, le PPE a vu son candidat à la présidence de la Commission, l'Allemand Manfred Weber, recalé lors d'un précédent sommet le 20 juin dernier. Face à cet écueil, des négociations ont été entreprises entre les leaders de l'UE présents, vendredi et samedi, à Osaka pour une réunion du G20. Lors de celles-ci, la chancelière allemande, Angela Merkel, aurait accepté au nom du PPE de soutenir la nomination du candidat de la famille sociale-démocrate - la deuxième en importance -, le Néerlandais Frans Timmermans, à condition d'obtenir les présidences du Parlement européen et du Conseil. Les libéraux européens, troisième famille politique dans l'UE, ont toutefois contesté cet accord et réclamé la présidence du Conseil. Si Mme Merkel semblait ouverte au compromis, les autres membres du PPE au Conseil ont critiqué ce positionnement et souligné dimanche qu'ils souhaitaient à nouveau obtenir la présidence de la Commission. "Aucun des dirigeants du PPE n'a accepté" ce qui a été négocié à Osaka, a lancé le Premier ministre irlandais, Leo Varadkar, membre du PPE, peu avant l'entame du sommet. Constatant rapidement le blocage, le président du Conseil européen Donald Tusk a suspendu le sommet à 28 dimanche soir vers 23h00 afin de mener des consultations bilatérales. Celles-ci étaient toujours en cours lundi matin. L'objectif reste d'avoir un accord sur la présidence de la Commission, mais aussi sur celles du Conseil et de la Banque centrale européenne, ainsi que sur le poste de haut représentant de l'UE pour les Affaires étrangères. La répartition de ces postes devrait tenir compte des équilibres géographiques - entre l'est et l'ouest de l'Europe, le nord et le sud -, mais aussi entre hommes et femmes. (Belga)