Le nouveau gouvernement mettra sur pied l'an prochain une "Plateforme de dialogue" sur l'avenir du fédéralisme belge à l'instar de ce que veulent créer les instances européennes sur l'avenir de l'Europe. Une "large consultation des citoyens, en particulier des jeunes, ainsi que de la société civile, des universités, des experts et des autorités locales" sera menée, dit la note des ministres David Clarinval et Annelies Verlinden. La façon d'associer les citoyens suscite des questions dans les rangs de l'opposition nationaliste qui se demande si la majorité Vivaldi va recourir à un tirage au sort, une méthode mise en avant ces dernières années par certains intellectuels. "J'ai plus confiance dans un organe élu par des citoyens que dans un panel de citoyens tirés au sort", a souligné M. De Roover qui ne voudrait pas voir la démocratie remplacée par une "lotocratie". La N-VA s'interroge notamment sur les pouvoirs qui seront donnés à cette plateforme. Les recommandations qui en seront issues, attendues pour la fin 2021, seront soumises au gouvernement et les orientations seront traduites dans la liste d'articles de la Constitution à réviser en vue de la prochaine législature. Ces citoyens auront-ils dès lors un pouvoir de décision, se demandent les nationalistes. Et si la réponse est négative, cette plateforme s'apparentera sans doute à une "coquille vide", jugent-ils. Les modalités selon lesquels les citoyens seront associés à cette plateforme ne sont pas encore définies. "Ce ne sera pas un remplacement de la démocratie parlementaire", a assuré Mme Verlinden dans son exposé. (Belga)

Le nouveau gouvernement mettra sur pied l'an prochain une "Plateforme de dialogue" sur l'avenir du fédéralisme belge à l'instar de ce que veulent créer les instances européennes sur l'avenir de l'Europe. Une "large consultation des citoyens, en particulier des jeunes, ainsi que de la société civile, des universités, des experts et des autorités locales" sera menée, dit la note des ministres David Clarinval et Annelies Verlinden. La façon d'associer les citoyens suscite des questions dans les rangs de l'opposition nationaliste qui se demande si la majorité Vivaldi va recourir à un tirage au sort, une méthode mise en avant ces dernières années par certains intellectuels. "J'ai plus confiance dans un organe élu par des citoyens que dans un panel de citoyens tirés au sort", a souligné M. De Roover qui ne voudrait pas voir la démocratie remplacée par une "lotocratie". La N-VA s'interroge notamment sur les pouvoirs qui seront donnés à cette plateforme. Les recommandations qui en seront issues, attendues pour la fin 2021, seront soumises au gouvernement et les orientations seront traduites dans la liste d'articles de la Constitution à réviser en vue de la prochaine législature. Ces citoyens auront-ils dès lors un pouvoir de décision, se demandent les nationalistes. Et si la réponse est négative, cette plateforme s'apparentera sans doute à une "coquille vide", jugent-ils. Les modalités selon lesquels les citoyens seront associés à cette plateforme ne sont pas encore définies. "Ce ne sera pas un remplacement de la démocratie parlementaire", a assuré Mme Verlinden dans son exposé. (Belga)